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(Alain Dreux-Gallou) A.D.G.

Cradoque's Band

Couverture

Première édition : Gallimard / Série Noire - Juin 1972

Tags : Polar urbain Trafic Arnaque Flic Truand Populaire Humoristique France Années 1970 Moins de 250 pages

Couverture

un avis personnel...

Publié le 30 novembre 2008

Une chronique de Jérôme Jukal.

Comme souvent, A.D.G. nous offre une galerie de personnages savoureux, frôlant la caricature sans jamais tomber dedans. Des personnages hauts en couleurs, une certaine image de la France des obscurs, des sans-grade. Des personnages qui se contentent d’approximation, qui ne vivent que dans l’à-peu-près.
Il y a ceux du « bidonville », les gens du voyage, les manouches, et ceux du achélème d’en face. Tâchant de trouver leur place au milieu de tout ça, il y a aussi les flics. Tout ce petit monde vit, ou tâche de vivre tant bien que mal, chacun à ses occupations plus ou moins légales. Jusqu’ici, ça se maintient, plus ou moins. Mais rien ne va plus aller comme avant… la débandade est en route.
Un loup va arriver dans la bergerie.

A.D.G. s’amuse encore et nous amuse avec une certaine humanité. Voire un certain humanisme. Dans un roman qui se lit rapidement. Distrayant.
Il épingle les travers des Français de son époque, qui sont peut-être les Français de toutes les époques. Chacun s’accorde quelques libertés par rapport à la loi, à la morale, en pensant qu’il le mérite, mais il ne supporte pas ce comportement chez les autres, chez son propre voisin, pensant qu’il ne peut pas y avoir de passe-droit.
Je le répète, c’est avec plaisir que l’on suit les différentes intrigues qui s’entremêlent jusqu’à se rejoindre pour aboutir à un séisme. Le toujours-plus finit par se retourner contre chacun.
Le style d’A.D.G. reste léger, agréable, fleurant bon les romans de certains de ses aînés des années cinquante notamment. Il s’amuse avec la langue sans en faire trop. Pas un style révolutionnaire mais son introduction dans les romans de la « Série Noire » des années soixante-dix, en plein cœur d’un renouvellement important du genre, fait de lui un des tenants importants de ce que l’on a appelé le néo-polar.



vous avez aimé...

Quelques pistes à explorer, ou pas...

Pourquoi pas le roman de cet aîné auquel A.D.G. rend hommage dans son titre, Guignol’s Band de Louis-Ferdinand Céline.

les dix premières lignes...

Les gendarmes sont encore venus ce matin alors que j’allais partir avec mon grand frère François. Ils n’étaient pas contents de patauger dans la boue du terrain. Il y avait avec eux deux policiers en civil et un ressemblait au Croquignol des Pieds-Nikelés avec son long nez pointu qui avait l’air de vouloir mordre. Ça doit être rigolo un nez qui mord. Les gendarmes étaient tout autour du terrain, le sacré « bidonville » comme dit mon frère François, et là, je comprends parce qu’il y a pas beaucoup de bidons, juste des maisons en carton et puis du bois et puis de la tôle, des bâches et du plastique (…)

quatrième de couverture...

Bourbon-Tatin, clochard immonde, se rêvait Roy de France. Lucien Château, pervers précoce et poète à la manque, s’imaginait recevant son millionième disque. En or. Grogembre, gardien de prison vicelard, quoique cocu, se croyait le Casanova des achélèmes. Steph et sa bande, juvéniles seigneurs du Bidonville, se prenaient pour Jesse James à moto. Petite Eliane, treize ans, ignorait encore que la sociologie l’avait condamnée à devenir putain. Dans la gadoue des banlieues à la dérive, chacun se faisait son petit cinéma intérieur.

bio express...

(Alain Dreux-Gallou) A.D.G. (Alain Dreux-Gallou) A.D.G.D'après la présentation de l'éditeur (Le Dilettante) :
Né à Tours en 1947, A.D.G. (Alain Dreux Gallou) est devenu en une dizaine de romans — parus de 1971 à 1981 — l’un des maîtres du néo-polar français, à contre-courant de la pensée unique de l’après-68.
En 1972, paraît son premier roman « berrichon », La Nuit des Grands Chiens Malades, porté à l’écran par Georges Lautner sous le titre Quelques Messieurs trop Tranquilles. Il quitte alors son métier de brocanteur et de bouquiniste à Blois et s’installe à Paris, fait la connaissance d’Alphonse Boudard, devient le collaborateur de Michel Audiard et adapte pour la télévision le roman de Gaston Leroux, Chéri-Bibi.
En 1982, il part s’installer en Nouvelle-Calédonie, y écrit un gros roman d’aventures historiques, Le Grand Sud, et lance un journal anti-indépendantiste : Combat Calédonien. Le roman connut le succès, le journal les procès et les dettes.
Rentré à Paris en 1991, A.D.G. y meurt, le 1er novembre 2004.

édition(s)...

Gallimard / Série Noire - Juin 1972 Gallimard / Série Noire
Juin 1972
Carré Noir - Janvier 1981 Carré Noir
Janvier 1981

du même auteur...

Bibliographie non exhaustive... Seuls sont affichés les ouvrages chroniqués sur le site.

La Marche TruqueLa Marche Truque
1972
La Nuit des Grands Chiens MaladesLa Nuit des Grands Chiens Malades
1972
Les Trois BadoursLes Trois Badours
1972
Je Suis un Roman NoirJe Suis un Roman Noir
1974
Notre Frère qui Êtes Odieux...Notre Frère qui Êtes Odieux...
1974
L'Otage est sans PitiéL'Otage est sans Pitié
1976
Le Grand MômeLe Grand Môme
1977
Balles NègresBalles Nègres
1981

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