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(Alain Dreux-Gallou) A.D.G.

(Alain Dreux-Gallou) A.D.G.

Biographie succincte... Bibliographie sélective...

(Alain Dreux-Gallou) A.D.G.

un commentaire personnel...

Publié le 30 novembre 2008

A.D.G. — lisez Alain Dreux-Gallou — est un des auteurs à la base du renouveau du polar français dans les années soixante-dix, un des auteurs phares de la « Série Noire » de l’époque. Sur la photo, s’il y en avait une, il serait à l’extrême-droite, à l’opposé d’un Jean-Patrick Manchette, l’un de ceux qui, comme lui, ont redonné du peps au genre, allant jusqu’à gagner le nom de néo-polar français.
Ses romans empruntent aux auteurs des années cinquante une certaine gouaille, une truculence, un ton populaire. Il les remet au goût du jour, les recycle pour qu’ils s’adaptent au roman noir, au polar. Et ça marche. Avec lui, ça marche.
Il va utiliser le genre pour s’exprimer, exprimer ce qu’il n’exprime pas dans ses autres combats, ses prises de position journalistiques notamment, qui vont contribuer à l’isoler. L’extrémisme de droite n’est pas bien vu à la « Série Noire » ou ailleurs. Mais ses romans sont d’une qualité suffisante pour lui garder les portes de cette collection ouverte.

A.D.G. semble avoir réglé ses comptes par ses romans. Tenté d’effacer certaines ardoises, ou au moins une partie. Les ardoises qu’il avait vis-à-vis de certains anciens, certaines références, comme Céline à travers son Cradoque’s Band, Alain Fournier (le véritable nom d’A.D.G.) avec Le Grand Môme. Avec son passé, dans L’Ôtage est sans Pitié, il met en scène un employé de banque, un des métiers qu’il a exercé. Avec lui-même et son statut d’écrivain dans Je Suis un Roman Noir.
A.D.G. reste en tout cas un auteur à découvrir pour les curieux. Et pourquoi pas les autres, amateurs de polars en tout premier lieu. De polars d’une certaine qualité.

bio express...


D'après la présentation de l'éditeur (Le Dilettante) :
Né à Tours en 1947, A.D.G. (Alain Dreux Gallou) est devenu en une dizaine de romans — parus de 1971 à 1981 — l’un des maîtres du néo-polar français, à contre-courant de la pensée unique de l’après-68.
En 1972, paraît son premier roman « berrichon », La Nuit des Grands Chiens Malades, porté à l’écran par Georges Lautner sous le titre Quelques Messieurs trop Tranquilles. Il quitte alors son métier de brocanteur et de bouquiniste à Blois et s’installe à Paris, fait la connaissance d’Alphonse Boudard, devient le collaborateur de Michel Audiard et adapte pour la télévision le roman de Gaston Leroux, Chéri-Bibi.
En 1982, il part s’installer en Nouvelle-Calédonie, y écrit un gros roman d’aventures historiques, Le Grand Sud, et lance un journal anti-indépendantiste : Combat Calédonien. Le roman connut le succès, le journal les procès et les dettes.
Rentré à Paris en 1991, A.D.G. y meurt, le 1er novembre 2004.

Bibliographie sélective...

et non exhaustive... Seuls sont indiqués ici les ouvrages chroniqués sur le site.

Cradoque's BandCradoque's Band
1972
La Marche TruqueLa Marche Truque
1972
La Nuit des Grands Chiens MaladesLa Nuit des Grands Chiens Malades
1972
Les Trois BadoursLes Trois Badours
1972
Je Suis un Roman NoirJe Suis un Roman Noir
1974
Notre Frère qui Êtes Odieux...Notre Frère qui Êtes Odieux...
1974
L'Otage est sans PitiéL'Otage est sans Pitié
1976
Le Grand MômeLe Grand Môme
1977
Balles NègresBalles Nègres
1981