(Alain Dreux-Gallou) A.D.G.
L'Otage est sans Pitié
Première édition : Gallimard / Série Noire - Décembre 1976
un avis personnel...
Publié le 03 décembre 2008
Une chronique de Jérôme Jukal.
A.D.G. nous raconte une histoire à priori toute simple. Un employé de banque qui fantasme, s’imagine en braqueur de sa propre banque. Qui fantasme tellement qu’il va finir par concocter un plan et tenter de le mettre à exécution.
Une histoire que l’on pourrait qualifier de banale si le ton et la manière de la traiter ne faisaient preuve d’une certaine originalité, d’une certaine singularité. Pour ne pas dire d’une singularité et d’une originalité certaines.
L’univers dans lequel se déroule l’action est assez banal, si ce n’était la présence de quelques personnages pittoresques, hauts en couleurs, pour tout dire, savoureux. Il y a Charbo, bien sûr, mais aussi sa mère, diseuse de bonne aventure, envoûteuse… Quelques truands à la petite semaine, plutôt bas du front. Des flics pas complètement passionnés par leur boulot mais essayant de le faire quand même du mieux possible.
A.D.G. ne signe pas là un grand roman, mais il nous fait passer un moment agréable, une ombre de sourire aux lèvres. Pour un peu, on se sentirait presque complice des petits tours qu’il joue à ses personnages.
De toute évidence, il a pris du plaisir à nous raconter son histoire, à nous divertir. Et, c’est parfois tout ce que l’on demande à un livre.
vous avez aimé...
Quelques pistes à explorer, ou pas...
D’autres bouquins du même auteur et ces romans des années cinquante dont A.D.G. avouait volontiers qu’il en recherchait le ton, la bonne humeur.
les dix premières lignes...
Jean–Charles Botmarine, dit « Charbo » par contraction (comme Charbovary) partit à reculons, pointant le mufle court de son pistolet-mitrailleur sur le caissier blême de terreur.
Il savait exactement combien il avait de pas à faire pour se retrouver à la porte vitrée, la pousser du dos tout en continuant à tenir en respect le personnel de la banque. Seize pas.
Après quoi, il bondirait dans la voiture qu’il avait volée la veille, une I.D. Pallas dont il avait laissé le moteur en marche et la portière avant ouverte (…)
quatrième de couverture...
Charbo était un petit employé de banque qui rêvait d’un gros coup. Et comme la prise d’otage est à la mode, il décida d’en effectuer une avec les moyens du bord et avec le personnel de service. Mais les moyens étaient très moyens et le service très personnel…
bio express...
(Alain Dreux-Gallou) A.D.G.D'après la présentation de l'éditeur (Le Dilettante) :
Né à Tours en 1947, A.D.G. (Alain Dreux Gallou) est devenu en une dizaine de romans — parus de 1971 à 1981 — l’un des maîtres du néo-polar français, à contre-courant de la pensée unique de l’après-68.
En 1972, paraît son premier roman « berrichon », La Nuit des Grands Chiens Malades, porté à l’écran par Georges Lautner sous le titre Quelques Messieurs trop Tranquilles. Il quitte alors son métier de brocanteur et de bouquiniste à Blois et s’installe à Paris, fait la connaissance d’Alphonse Boudard, devient le collaborateur de Michel Audiard et adapte pour la télévision le roman de Gaston Leroux, Chéri-Bibi.
En 1982, il part s’installer en Nouvelle-Calédonie, y écrit un gros roman d’aventures historiques, Le Grand Sud, et lance un journal anti-indépendantiste : Combat Calédonien. Le roman connut le succès, le journal les procès et les dettes.
Rentré à Paris en 1991, A.D.G. y meurt, le 1er novembre 2004.
édition(s)...
du même auteur...
Bibliographie non exhaustive... Seuls sont affichés les ouvrages chroniqués sur le site.
Cradoque's Band
1972
La Marche Truque
1972
La Nuit des Grands Chiens Malades
1972
Les Trois Badours
1972
Je Suis un Roman Noir
1974
Notre Frère qui Êtes Odieux...
1974
Le Grand Môme
1977
Balles Nègres
1981

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