Pierre Siniac
Femmes Blafardes
Première édition : Fayard - Novembre 1981
un avis personnel...
Publié le 31 octobre 2005
Un polar étrange qui plonge dans les profondeurs de la province française.
Une atmosphère à la Chabrol... Belle construction où l'on suit un tueur
fou qui se prend pour le sadique du Yorkshire. Etonnant.
vous avez aimé...
Quelques pistes à explorer, ou pas...
Désolé, pas d'idée.
les dix premières lignes...
Chanfier roulait depuis six heures quand il traversa par l'inévitable rue
principale ce bled froid et triste. L'artère étroite n'en finissait pas
et les maisons basses qui la bordaient se suivaient, toutes pareilles,
sous un ciel aux nuages gris que le vent de l'océan tout proche jetait
dans une course rapide. C'était une petite ville, ni plus ni moins
sinistre que celles qu'il avait rencontrées tout au long de sa route,
sur des nationales, à travers les provinces.
Il était un peu plus de quinze heures, on était en semaine, il n'y avait
pas un trainard sur les trottoirs. Le genre de patelin où l'on peut
compter les oisifs sur les dents d'un râteau (...).
quatrième de couverture...
Femmes blafardes. Et qui vous tirent la langue car elles ont été
étranglées. Leurs yeux fixes ne sont plus que des étoiles glauques qui
cherchent à percer la grande nappe qui les entoure, plus noire que la
nuit et où défilent, à la dérive, un tueur fou qui se prend pour le
Sadique du Yorkshire, un flic perdu dans la ville - et qui n'est le
flic de personne - et une poignée de quidams serrés dans la main de la
peur.
bio express...
Pierre SiniacVoir ci-dessous... Pas besoin d'en rajouter.
Juste une chose : Pierre Siniac est décédé en mars 2002.
Autoportrait paru sur le défunt www.romanpolicier.com
Né à Paris le 15 juin 1928. Mes parents étaient de petites gens, des artisans. Ma mère, franc-comtoise, était couturière et costumière de théâtre. Le véritable chef de famille, ce fut elle, d'où son influence totale. Les vacances d'enfance se passaient toujours en Franche-Comté. Donc, votre serviteur très marqué par ce climat, le caractère de cette province, la famille de ce côté-là, etc. La famille paternelle, méditerranéenne, nous était pratiquement inconnue, lointaine et sans influence. Mon père, outre quelques jobs au cours de sa jeunesse à Marseille, exerçait la profession de bottier. Ma mère disait à des gens : "Mon mari est dans la chaussure", et moi - anecdote - âgé de quatre ou cinq ans, je courais jeter un coup d'oeil dans le placard aux godasses. J'ai quitté l'école communale à 14 ans pour être embrigadé dans un CET (à l'époque : école professionnelle) : technicien pour les installations de chauffage central, dessin industriel, puis l'imprimerie, et je ne sais quoi encore. Une sorte de galère, je passais plutôt mes journées au cinéma. J'ai fait quatre ou cinq de ces écoles, je n'y restais jamais longtemps. J'ai navigué à droite et à gauche, voyagé, exercé pas mal de jobs divers, connu de tas de milieux (expérience enrichissante pour quelqu'un qui veut écrire).
Citons quelques-uns de ces boulots : secrétaire d'un mage marchand d'amulettes et autres gadgets attrape-cons figurant de cinéma, astrologue, assistant d'un généalogiste (je connais bien cette partie), emballeur, manouvre dans une briqueterie, garçon de courses, chauffeur, employé dans une blanchisserie de gros, caissier (assez longtemps) dans des abattoirs (La Villette, Vaugirard) - je m'y plaisais - OS quelques jours chez Citroën, sur une perceuse (poilant !), sans parler des travaux à la campagne, etc. etc. Ensuite une longue période stable dans le théâtre (le jour : partie administrative ; le soir : petits rôles sur scène, régisseur, aide-décorateur, accessoiriste, caissier, etc.) Quelques pièces écrites et représentées, ici ou là, dont une pièce surréaliste saluée par la critique mais qui ne fit pas un rond ! Voilà, en gros, mon parcours « bio ». J'en oublie.
Durant toutes ces années, j'écrivais, bien sûr (mon premier roman en 1938, à dix ans.) Mon premier ours publiable parut en juillet 1958 aux Editions de l'Arabesque, puis je suis entré à la Série Noire, en 1968, avec Les Morfalous , qui fit un sacré tabac, suivi de peu par un autre succès foudroyant : Les Monte-en-l'air Sont là ! Ecrivain à plein temps - aucune autre profession - depuis 67-68.
édition(s)...
du même auteur...
Bibliographie non exhaustive... Seuls sont affichés les ouvrages chroniqués sur le site.
Le Casse-Route
1969
Les Monte-en-l'Air Sont là !
1970
Luj Inferman' et la Cloducque
1971
Les 401 Coups de Luj Inferman'
1972

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