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Pierre Siniac

Les 401 Coups de Luj Inferman'

Couverture

Première édition : Gallimard / Série Noire - Novembre 1972

Tags : Hard Boiled Polar social Polar urbain Comédie Trafic Arnaque Truand Quidam Original Humoristique Argotique France Années 1970 Moins de 250 pages

Couverture

un avis personnel...

Publié le 12 janvier 2012

Que dire ? Ces deux personnages, issus d’un cauchemar sans doute de Siniac égrènent leurs aventures au fil des cadavres, des vols, des courses-poursuites. En somme avec Luj’ et La Cloducque, c’est Fantasia chez les Ploucs à tout heure.

Les deux cloches (on ne disait pas encore SDF) continuent leur « french Deuil Tour » dans un récit aussi baroque que barré. Cela confine au surréalisme avec un fond de « nouveau détective ».
On va croiser ici un savant méconnu qui emploie un cul-de-jatte, une femme a priori à tête de Cobra (radioactivité oblige), des agents du ministère du l’environnement, s’il vous plaît, le tout pourchassant le pachyderme qu’est La Cloducque. Ça ne peut que mal finir de toute évidence.
Mais pire que tout Luj’ s’est fait couillonner pour une fausse Cloducque qui sera en fait un escroc du nom de Wicked, qui se lancera dans une course-poursuite en Rolls.

Vous n’avez rien compris à ce que vous avez lu ? C’est un petit peu normal. Siniac n’avait nul besoin de picrate ou de LSD, son imagination suffisait. Si vous voulez du jouissif qui fait un pied de nez aux bourges, ce roman est pour vous.

Pas le meilleur de la série, mais tout de même un Siniac…



vous avez aimé...

Quelques pistes à explorer, ou pas...

Pierre Siniac : Luj Inferman' et la Cloducque ou Pas d’Ortolan pour la Cloducque.
Charles Williams : Fantasia chez les Ploucs.

les dix premières lignes...

Après toute une journée à rouler sous un soleil en fusion, c’est pas du luxe, cette petite halte sous les branches, au cœur d’une jolie clairière, à la lisière d’une forêt. Quelle forêt ? Ça, faudrait consulter la carte. Et où est-elle cette carte ? Je crois bien que La Cloducque s’est torchée avec ce matin et que les dix volets de la Michelin y ont passé. Désormais, on se déplacera au pifomètre (…)

quatrième de couverture...

Or ça, bonnes gens, revoici Luj’Inferman’ le Bogart du pauvre et La Cloducque, le Quasimodo du sous-développé ! Ils ont ravi dans leurs premières aventures, bon nombre d’entre vous, et écœuré quelques-uns. N’ayez crainte, cette fois-ci, ils sont encore plus répugnants, plus infâmes et, à leur manière, plus irresponsables que jamais ! Fermez le ban !

bio express...

Pierre Siniac Pierre SiniacVoir ci-dessous... Pas besoin d'en rajouter.
Juste une chose : Pierre Siniac est décédé en mars 2002.

Autoportrait paru sur le défunt www.romanpolicier.com
Né à Paris le 15 juin 1928. Mes parents étaient de petites gens, des artisans. Ma mère, franc-comtoise, était couturière et costumière de théâtre. Le véritable chef de famille, ce fut elle, d'où son influence totale. Les vacances d'enfance se passaient toujours en Franche-Comté. Donc, votre serviteur très marqué par ce climat, le caractère de cette province, la famille de ce côté-là, etc. La famille paternelle, méditerranéenne, nous était pratiquement inconnue, lointaine et sans influence. Mon père, outre quelques jobs au cours de sa jeunesse à Marseille, exerçait la profession de bottier. Ma mère disait à des gens : "Mon mari est dans la chaussure", et moi - anecdote - âgé de quatre ou cinq ans, je courais jeter un coup d'oeil dans le placard aux godasses. J'ai quitté l'école communale à 14 ans pour être embrigadé dans un CET (à l'époque : école professionnelle) : technicien pour les installations de chauffage central, dessin industriel, puis l'imprimerie, et je ne sais quoi encore. Une sorte de galère, je passais plutôt mes journées au cinéma. J'ai fait quatre ou cinq de ces écoles, je n'y restais jamais longtemps. J'ai navigué à droite et à gauche, voyagé, exercé pas mal de jobs divers, connu de tas de milieux (expérience enrichissante pour quelqu'un qui veut écrire).
Citons quelques-uns de ces boulots : secrétaire d'un mage marchand d'amulettes et autres gadgets attrape-cons figurant de cinéma, astrologue, assistant d'un généalogiste (je connais bien cette partie), emballeur, manouvre dans une briqueterie, garçon de courses, chauffeur, employé dans une blanchisserie de gros, caissier (assez longtemps) dans des abattoirs (La Villette, Vaugirard) - je m'y plaisais - OS quelques jours chez Citroën, sur une perceuse (poilant !), sans parler des travaux à la campagne, etc. etc. Ensuite une longue période stable dans le théâtre (le jour : partie administrative ; le soir : petits rôles sur scène, régisseur, aide-décorateur, accessoiriste, caissier, etc.) Quelques pièces écrites et représentées, ici ou là, dont une pièce surréaliste saluée par la critique mais qui ne fit pas un rond ! Voilà, en gros, mon parcours « bio ». J'en oublie.
Durant toutes ces années, j'écrivais, bien sûr (mon premier roman en 1938, à dix ans.) Mon premier ours publiable parut en juillet 1958 aux Editions de l'Arabesque, puis je suis entré à la Série Noire, en 1968, avec Les Morfalous , qui fit un sacré tabac, suivi de peu par un autre succès foudroyant : Les Monte-en-l'air Sont là ! Ecrivain à plein temps - aucune autre profession - depuis 67-68.

édition(s)...

Gallimard / Série Noire - Novembre 1972 Gallimard / Série Noire
Novembre 1972
Carré Noir - Juin 1980 Carré Noir
Juin 1980

du même auteur...

Bibliographie non exhaustive... Seuls sont affichés les ouvrages chroniqués sur le site.

Le Casse-RouteLe Casse-Route
1969
Les Monte-en-l'Air Sont là !Les Monte-en-l'Air Sont là !
1970
Luj Inferman' et la CloducqueLuj Inferman' et la Cloducque
1971
Femmes BlafardesFemmes Blafardes
1981

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