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Giorgio Scerbanenco

Les Amants du Bord de Mer

Couverture

Première édition : Rivages / Noir - Avril 2005

Tags : Roman noir Polar social Quidam Littéraire Populaire Années 1960 Moins de 250 pages

Couverture

un avis personnel...

Publié le 01 mai 2006

RecommandéC'est un petit livre de 150 pages, discret, bleuté, douillet, dans lequel il fait bon se blottir.
Un bleu assez sombre, qui tend vers l'éclaircissement.
L'histoire d'un jeune homme, Duilio, et d'une jeune femme, Simona.
Un autre homme, Ernesto, et une autre femme, Edoarda.
Duilio et Simona s'aiment depuis qu'ils sont enfants, ils ont grandi ensemble, dans la même banlieue miséreuse.
Ils ont appris à s'aimer dans des endroits sordides.
Et ils veulent voir la mer. Mais ils sont pauvres.
Un ami de Duilio, nommé Innocenzo, les incite à faire un casse dans un garage pour se procurer de l'argent et une voiture, pour aller enfin à la mer.
Ca tourne mal. Et Duilio n'y voit plus très clair, il a envie de mourir.
Il rencontre alors Edoarda, qui a désespérément besoin de s'occuper de quelqu'un, pour oublier ses amours ratées avec Ernesto.
La fin est sublime, et inattendue.
L'espoir.
Un petit livre discret qui ne prend pas beaucoup de place dans une bibliothèque, et porte pourtant beaucoup plus que ce que sa naïve couverture bleue laisse présager....



vous avez aimé...

Quelques pistes à explorer, ou pas...

La série des Duca Lamberti, du même auteur.

Ou pour remonter plus loin, dans les vieux classiques du roman noir, pourquoi pas On Achève Bien les Chevaux, d'Horace Mac Coy, pour les personnages paumés et désabusés.

les dix premières lignes...

Ils arrivèrent, avec de la boue jusqu'au genoux, à l'énorme flaque laissée par la pluie qui, toute la nuit, avait inondé l'immense terre-plein boueux parsemé de tours. Des tours, espacées les unes des autres, comme ennemies, déjà dégradées bien que toutes neuves, sans véritables routes pour les unir, reliées à la ville par des chemins de charretiers à faire blasphémer les chauffeurs de taxi lorsqu'ils sont appelés par des femmes sinistres et entretenues qui vont au cinéma en ville. A faire jurer les ambulanciers quand ils viennent chercher des femmes au foyer épuisées, dont le cœur s'arrête tout à coup ou dont les reins se détraquent (...)...

quatrième de couverture...

Dans une Milan torride, deux jeunes gens défavorisés, Duilio et Simona, rêvent de voir la mer. Pour concrétiser ce souhait, ils cambriolent un garage et volent une voiture. Mais le casse tourne mal.
Dans un autre monde vit Edoarda, une bourgeoise belle et aisée, que tout semble destiner au bonheur. Néanmoins l'existence l'amène à une inexorable conclusion : il n'y a pas de vie sans souffrance. Sa rencontre avec Duilio va lui révéler toute l'ampleur de cette vérité.
Ce roman poignant reflète l'étendue du talent de Scerbanenco : son art du récit, l'authenticité de son style et son étonnante empathie avec les êtres humains les plus divers, réunis, au final, dans la même douleur existentielle.

bio express...

Giorgio Scerbanenco Giorgio ScerbanencoGiorgio Scerbanenco est né à Kiev en 1911, de mère italienne et de père ukrainien. Son père est fusillé par les bolcheviks et il est contraint de fuir avec sa mère qui décèdera à Rome peu de temps après. À l'âge de 16 ans, il émigre à Milan. Orphelin et sans argent, pour subsister, il travaille pour des journaux féminins, d'abord comme correcteur, puis comme auteur de nouvelles et de romans à l'eau de rose.
Il se tourne vers le polar dans les années 50, en écrivant d'abord des nouvelles. Puis il a l'idée de créer "un type de flic italien et non pas seulement une version gauchement italianisée d'un Spade ou d'un Maigret". C'est ainsi que naît Duca Lamberti, ancien médecin radié de l'ordre pour euthanasie, qui collabore avec la police dès sa sortie de prison dans le premier roman de la série Vénus Privée.
Quatre romans mettent en scène ce personnage et c'est avec eux que Scerbanenco atteint à la reconnaissance internationale. Il obtient le grand prix de littérature policière en 1968, pour À Tous les Râteliers (titre original : Tradittori di Tutti), second de la série des Duca Lamberti.
Scerbanenco est mort à 58 ans à Milan, alors qu'il commençait tout juste à atteindre à la renommée méritée de père du roman noir italien.
En 1996 en Italie a été créé un prix portant son nom, décerné au meilleur roman policier italien chaque année.

édition(s)...

Rivages / Noir - Avril 2005 Rivages / Noir
Avril 2005

du même auteur...

Bibliographie non exhaustive... Seuls sont affichés les ouvrages chroniqués sur le site.

Vénus PrivéeVénus Privée
1967
A Tous les RateliersA Tous les Rateliers
1968
Les Enfants du MassacreLes Enfants du Massacre
1969
Péchés et VertusPéchés et Vertus
1992
Le Sable ne se Souvient pasLe Sable ne se Souvient pas
2003

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