Brigitte Aubert
La Mort des Neiges
Première édition : Seuil Policiers - Mai 2000
un avis personnel...
Publié le 31 mars 2005
Élise Andrioli est de retour. Après avoir tiré de ses aventures en région parisienne un roman, La Mort des Bois, et venant de subir une opération tendant à améliorer sa vie quotidienne - rappelez-vous, elle débutait l'épisode précédent tétraplégique, muette et aveugle -, elle doit partir pour un séjour de convalescence à la montagne où son oncle a mis à sa disposition un chalet.
Mais dès avant son départ, un message mystérieux où il est question d'ange vient troubler sa quiétude retrouvée. Ça ne sera pas mieux à l'arrivée où un inconnu lui remet un paquet contenant une espèce de steak... El les choses vont continuer ainsi, les cadavres s'accumuler, dans un récit étrange peuplé d'horreurs, dont on se lasserait presque si ne surgissait un basculement total venant contrebalancer l'impression de départ. Pendant un moment, j'ai cru que j'abandonnerai ma lecture, et puis plus tard, j'ai remercié celui qui m'avait appris à aller jusqu'au bout des livres.
Brigitte Aubert prend un malin plaisir à se jouer de son lecteur, et elle n'hésite pas, dans ce roman, à se mettre elle-même en scène, pratiquent un mélange réalité/fiction qui lui vient sans doute de ses premières amours cinématographiques. Déroutant...
vous avez aimé...
Quelques pistes à explorer, ou pas...
La Mort des Neiges reprend les personnages d'Élise Andrioli et de sa dame de compagnie, Yvette, qui apparaissent pour la première fois dans La Mort des Bois.
les dix premières lignes...
Il pleut. Une grosse pluie épaisse, qui martèle les vitres...
Non ! Ça, c'était dans le roman. Le roman qu'ils ont tiré du drame que nous avons vécu il y a deux ans à Boissy-les Colombes. Ces atroces meurtres d'enfants. Ça a fait un de ces raffuts, à l'époque ! Les journalistes ont fondu sur Boissy comme des mouches sur une décharge. Du fait que c'était un peu grâce à moi que l'énigme avait pu être élucidée, on est venu m'interviewer et je suis même passée à la télé.
Et puis j'ai vendu mon histoire à un auteur de romans policiers et ils ont publié ça sous le titre La Mort des Bois (...).
quatrième de couverture...
De l'énigme des meurtres d'enfants à Boissy-les-Colombes, Élise Andrioli a tiré un livre intitulé La Mort des Bois. Récemment opérée, elle décide d'aller se reposer à la montagne. Elle y est d'ailleurs invitée à narrer ses exploits aux pensionnaires d'un centre pour handicapés dirigé par Francine Archouel. Elle s'apprête à partir lorsqu'elle reçoit un courrier dans lequel un certain D. Vore déclare que certes, Élise est un ange, mais que justement : dès qu'il voit un ange, il sent tous ses démons se réveiller en lui et que le plus impérieux de tous, Désir, saura le mener à elle. Vaguement inquiète de cet admirateur singulier, Élise rejoint la station de Castaing, dans les Alpes.
Là, elle est abordée par un inconnu qui lui remet un bien étrange cadeau, lequel a un lien, et particulièrement saignant, avec un meurtre horrible qui s'est déroulé dans les environs quelques jours auparavant et dont tout le monde parle. Ce n'est pas tout : à peine a-t-elle fait connaissance avec les pensionnaires du Centre, que certains d'entre eux sont victimes de meurtres saisissants. Élise est elle-même l'objet de menaces qui font froid dans le dos. Le canular va vite tourner au cauchemar...
bio express...
Brigitte AubertBrigitte Aubert est née en 1956 à Cannes où ses parents exploitaient le cinéma L'Olympia. Elle obtient une maîtrise de droit du travail à la faculté de Nice, mais se tourne, dès 1977, vers l'exploitation cinématographique et travaille à la programmation de films d'art et essai. À partir de 1982, elle devient scénariste/dialoguiste et productrice pour une maison de courts métrages. Mais le démon de l'écriture, qui l'a touchée à l'âge de dix ans, montre à nouveau ses crocs...
En 1984, elle est primée à un concours de nouvelles, et son texte Nuits Noires fait partie de ceux publiés dans le recueil Les Contes des Neuf et une Nuits. Elle publie son premier roman, Les Quatre Fils du Docteur March, en 1992 et a produit depuis une quinzaine de romans. Elle obtient le Grand Prix de Littérature Policière en 1997 pour La Mort des Bois.
Parallèlement aux romans policiers, elle écrit également des livres pour la jeunesse avec sa complice Gisèle Cavali.
"J'écris sur des thèmes qui ne me concernent en rien. Je ne suis pas visiteuse de prisons et je n'ai jamais vu de ma vie un criminel. Si c'était le cas, je crois que je perdrais mon insouciance et que je me mettrais à raisonner en termes de responsabilité. Je mets en scène des hallucinations plutôt que des idées ou des expériences, voilà mon secret (...) J'aimerais, par exemple, comprendre la tendresse qu'éprouve le meurtrier pour sa victime. On explore toujours le meurtre dans ce qu'il a de plus sinistre (...) J'ai toujours écrit de purs divertissements."
(propos recueillis par Catherine Argand pour le magazine Lire en mars 1997).
édition(s)...
du même auteur...
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