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Fredric Brown

La Bête de Miséricorde

Couverture

Première édition : Moisson Rouge - Février 2010

Tags : Roman d'enquête Polar social Quidam Etats Unis Années 1950 Moins de 250 pages

Couverture

un avis personnel...

Publié le 04 décembre 2010

John Medley est un paisible retraité de cinquante-six ans résidant à Tucson, Arizona. Par un beau matin d'avril 1956, il découvre dans son jardin, sous le soleil, le cadavre d'un inconnu.
Franck Ramos, d'origine mexicaine, et Fern Cahan, un rouquin qu'on surnomme Red, sont les deux flics chargés de l'enquête et venus interroger John Medley après les premières constatations. Une fois les flics partis, John pousse un long soupir de soulagement. Il a parfaitement tenu son rôle, celui qui lui est dicté par Dieu en personne…

Très vite, on connaît ici le coupable. Reste à Fredric Brown à nous mener dans l'enquête et à tenter d'éclairer le mobile de John Medley.
D'autant que lorsque l'on connaît un peu la victime — qu'alourdit un passé de misère et qui vient de perdre toute sa famille dans un accident —, tout laisse à penser qu'il s'agit d'un suicide. Seule l'analyse minutieuse des faits montre que la victime n'a pu agir sans "complicité".

On entre dans ce roman doucement et par plusieurs portes, celles constituées par les différents protagonistes et les voix multiples prises par Fredric Brown au fil du récit : Medley lui-même ; Ramos et Cahan, les enquêteurs, qui vont bientôt se placer au centre du roman ; et puis les témoins, les victimes (qui sont plusieurs) et leur entourage.
Il y a un côté perturbant dans la lecture, car au fond, il ne se passe absolument rien. Un homme est mort, deux flics enquêtent. Point.
Le propos se dessine petit à petit, en filigrane, lorsque Fredric Brown entre dans la vie de ses personnages, nous laissant apercevoir leurs petites bassesses, leur hypocrisie teintée de religiosité, leur racisme ordinaire. Nous sommes au lendemain de la Seconde guerre mondiale, mais aussi au cœur de l'Amérique triomphante. Par petites touches, c'est son portrait qui est dressé là. Et la miséricorde prêtée à John Medley dans sa croisade d'aide aux malheureux qu'il croit voués au suicide prend alors une tout autre couleur.



vous avez aimé...

Quelques pistes à explorer, ou pas...

La Bête de Miséricorde – Jean-Pierre Mocky (2001)En 2001, Jean-Pierre Mocky adapte au cinéma le roman de Fredric Brown, dans lequel il tient le rôle du paisible retraité.






les dix premières lignes...

En fin de matinée, je trouvai un cadavre dans mon jardin. Je m'étais levé à huit heures, comme d'habitude, mais je ne fis cette découverte que quelques minutes après onze heures, parce que je n'avais pas regardé avant par la fenêtre de mon salon (…)

quatrième de couverture...

Lorsque John Medley, ancien agent immobilier et respectable citoyen à la vie tranquille et routinière découvre un matin le corps d'un homme dans son jardin, il ne s'agit pour les inspecteurs Ramos et Cahan que d'un cadavre de plus dans une série de morts inexpliquées.
Toutes les victimes avaient une bonne raison de mettre fin à leurs jours mais à chaque fois l'hypothèse du suicide doit être écartée. La police de Tucson se lance alors sur la piste d'un mystérieux assassin que ni l'argent, ni l'intérêt personnel ne semblent motiver. Sans témoin ni mobile, l'enquête piétine, quand Franck Ramos commence à soupçonner le terrible secret qui pèse sur notre aimable retraité.

bio express...

Fredric Brown Fredric BrownEmpruntée à Wikipedia :
Fredric Brown (29 octobre 1906, Cincinnati, Ohio - 11 mars 1972, Tucson, Arizona) est un écrivain de science fiction célèbre pour ses nouvelles au parfum humoristique. Il a également publié des romans et nouvelles policières ou justement humoristique comme Martians, Go Home !

Sa première histoire de fiction, The Moon for a Nickel a été publiée dans Detective Story en mars 1938. Il a été édité toute sa vie dans des « pulps » regroupant des histoires policières ou de science-fiction. Dans les années soixante, il fut publié dans Playboy et d'autres magazines pour hommes, où ses histoires très courtes et souvent drôles avec une chute inattendue faisaient merveille.

L'humour était présent dans ses romans. What Mad Universe écrit en 1949 joue avec les clichés du genre, envoyant un éditeur de magazine dans un monde parallèle reprenant une vision enfantine des histoires publiées dans la revue. De même, en 1955, Martiens, Go Home ! porte un regard sur une invasion martienne à travers les yeux d'un auteur de science-fiction.

L'une de ses histoires courtes les plus populaires, Arena, est à la base d'un épisode de la série Star Trek.

édition(s)...

Dupuis -  1967 Dupuis
1967
Moisson Rouge - Février 2010 Moisson Rouge
Février 2010
N.E.O. -  1980 N.E.O.
1980
10/18 - Novembre 1991 10/18
Novembre 1991
Seuil / Points Roman noir - Novembre 2011 Seuil / Points Roman noir
Novembre 2011

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