Chiens
Sébastien Gendron
première édition :
Gallimard / La Noire - Avril 2026
un avis personnel...
publié le 07 mai 2026
Troisième volet du grand livre des animaux, et troisième prologue qui met en scène (désopilante) la catastrophe saignante qui agite le parc animalier ultramoderne Le Royaume où les visiteurs sont en train de se faire massacrer par la faune jusque-là prisonnière derrière des baies vitrées.
Et puis tout redémarre là où tout avait commencé : sur la place du village de Saint-Piéjac alors que Connor Digby se fait livrer sa belle Cadillac rutilante (voir Chevreuil).
Mais la focale est différente cette fois. Deux nouveaux personnages entrent en scène, qu’on n’avait même pas aperçus la première fois : Gilles Marlin et Xavier Laval, les Dupond et Dupont de l’aventure, des détectives.
Pour l’heure, ils surveillent Daniel Pabst, dont la mère veut être au courant des moindres déplacements. Mais Xavier Laval est particulièrement nul comme détective. Il perd ses clients en filature, il mitonne ses rapports. C’est un gros con.
Bienvenue dans l’univers parallèle de Sébastien Gendron qui est au roman noir francophone ce que Jean-Pierre Mocky est au cinéma : un électron libre, provocateur, cynique, à l’humour décalé qui gratte là où ça démange ; parfois jusqu’au sang.
Daniel Pabst est un quadragénaire vivant avec sa mère, sous son étroite surveillance pourrait-on préciser. On ne sait pas bien de quoi il vit, mais on connaît ses habitudes. Aidé de son application Bubblewrap, il navigue dans la région au « secours » des femmes esseulées en quête de frivolité. Tout ça en cachette de sa mère bien sûr qui, si elle se doute bien que son fiston a des besoins sexuels, ne se doutent pas de comment il les assouvit.
Jusqu’au jour où l’agence Borotra entre en scène, avec au premier rang son enquêteur phare, Xavier Laval, celui qui mitonne, et qui a justement transmis son premier rapport bidon à Mademoiselle Pabst qui, séance tenante, a viré son rejeton du domicile.
Et ce dernier, contraint de gagner sa croûte, n’a rien trouvé de mieux à faire que s’engager comme détective dans l’agence qui a justement précipité son destin.
Bon, pour être tout à fait honnête, je me suis longtemps demandé où voulait nous emmener Sébastien Gendron avec ses branquignoles détectives. Parvenu à un bon tiers du roman (c’est la limite au-delà de laquelle, si l’intrigue n’est pas clairement bien installée, je finis par douter de mes choix de lecture), ça ressemblait plus à une suite de sketches qu’à un scénario vraiment construit. Et même si la patte, la plume et l’humour sont toujours aussi féroces et efficaces, je commençais à trouver le temps long et mon intérêt de penser à s’envoler vers d’autres cieux plus propices.
Sébastien Gendron n’en fait qu’à sa tête. Et son humeur du jour, du moment, ou ce ces dernières années, le pousse à dézinguer à tout va. Alors il se fait plaisir et sort la sulfateuse, qu’il manie avec talent certain.
Après s’en être pris dans les deux premiers volets de cette trilogie animalière aux mentalités extrêmement droitières puis à l’esprit petit-bourgeois, il termine le travail en flinguant… En flinguant qui, au fait ? L’air du temps ?
C’est moche, un Picasso. Surtout les premiers modèles, ceux de 1999, les Xsara. D’ailleurs pourquoi avoir appelé ça Picasso alors que ces bagnoles avaient déjà un nom ? Pour faire plus espagnol — prénom, nom du père et nom de la mère ? Citroën Xsara y Picasso ? Quant à acheter le nom du type qui a créé le cubisme pour le coller à une voiture qu’on a conçue sans le moindre angle droit, fallait quand même avoir une sacrée gourde dans le crâne. C’est bien français ça, de finir le millénaire sur un concept industriel aussi absurde.
Qu’on ne se trompe pas : on se marrera bien à la lecture de Chiens tant les saillies sont nombreuses et bienvenues, mais il faudra le prendre comme une sorte de suite d’aphorismes mis en scène et étirés à la sauce cinématographique, parce qu’au fond, l’intrigue, l’auteur s’en fout royalement. Elle n’est que le prétexte, et encore, à laisser aller ce qui ressemble pour cette fois à une forme d’aigreur. Une aigreur talentueuse certes, mais une aigreur quand même.
Il se dégage du roman comme un sentiment de nostalgie, une forme de « c’était mieux avant » qui n’envisage plus aucun avenir. La plume n’est plus seulement féroce et absurde, elle devient un brin passéiste. Et ça, c’est plutôt nouveau.
— Le Grand Potentiel, c’est ça (…). C’est là. C’est toi. C’est moi. C’est tous les choix qu’on fait chaque jour parce qu’on pense qu’on doit les faire sinon, on est comme des cons assis sur nos mains à regarder tomber tout ce qui peut nous tomber dessus. Le Grand Potentiel, c’est tout ça à la fois et puis c’est les points d’interrogation qui vont avec. Parce qu’on sait pas. Parce qu’on saura jamais. Parce que le seul truc qu’on voit, c’est la possibilité du peut-être qui se cache derrière chacune des choses qu’on décide de faire. Peut-être que ça sera bien. Peut-être qu’on en crèvera. Toi, ton Grand Potentiel, c’est ça…
(…) Et Pabst de conclure :
— Vous auriez dû faire animateur sur Radio Nova, vous, plutôt que de risquer votre vie à braquer des Ehpad. (…) Enfin bon, c’est de la vie que vous me parlez, là, on est d’accord ?
— Non, c’est pas la vie. C’est le Grand Potentiel. Y a une nette différence.
— Ah… Moi j’appelle ça la vie, mais bon.
Sébastien Gendron a du talent, c’est indéniable, et je suis le premier à le reconnaître et à le savourer, mais pour le coup, il m’a semblé qu’il était grand temps que cette séance animalière se clôture, au risque de voir son auteur s’enfoncer dans la misanthropie sous prétexte d’esthétique du désenchantement.
vous avez aimé...
quelques pistes à explorer, ou pas...
Chiens s’inscrit comme le troisième volet du grand livre des animaux, commencé avec Chevreuil (2024), puis poursuivi avec Python (2025), tout trois parus dans la prestigieuse collection La Noire, chez Gallimard.
le début...
les dix premières lignes
— Non ! Pas la solution Blofeld !
— Si, précisément : la solution Blofeld !
Et, en sa qualité de directeur technique du parc zoologique Le Royaume — Das Königreich, le Dr Sporto Kempf n’est plus disposé à négocier avec qui que ce soit. En réalité à cet instant critique, c’est moins le haut responsable qui s’impose face à ses subalternes que la partie nazillonne de sa psyché qui s’exprime. Si lointainement que soit enfouie cette facette, Kempf a du mal à retenir le petit rictus qui ourle aussitôt le dernier quart droit de sa lèvre supérieure. Ça n’échappe pas aux trois autres membres de l’unité qui sont, depuis des heures, réunis dans cette pièce secrète afin de trouver, disons, une explication au drame qui en train de se dérouler de l’autre côté de ces murs. Tout de suite et de conserve — quoique avec plus ou moins de vigueur mais dans l’ensemble tout le monde est d’accord —, on proteste. Mais la main droite du Dr Kempf par trois fois s’abat sur le plateau de la table de conférence, alors tout aussi vite et de conserve, on se tait. Dans ce silence, le directeur technique :
— Nous n’avons strictement rien trouvé qui explique pourquoi ces cages se sont ouvertes. Comment voulez-vous que nous accédions au protocole rouge si nous n’avons rien à proposer à Modesto ? Je vous pose la question.
la fin...
quatrième de couverture
Daniel Pabst, quadragénaire vieux garçon fraîchement viré de chez sa mère, est embauché comme détective stagiaire. Dès son premier jour dans la vieillissante agence Borotra, il assiste à un très étrange échange de mallettes dans le bureau même du directeur. Dès lors, Daniel Pabst se jure de faire toute la lumière sur cette affaire. Quitte à affronter les pires dangers, notamment cette bizarre ribambelle de chiens qui guette. Apothéose grinçante du Grand livre des animaux, Chiens prouve que Sébastien Gendron manie le cynisme avec la précision d’un scalpel.
bio express...
biographie sommaire de l'auteur
Sébastien GendronPiochée sur le site de l'auteur :
Sébastien D. Gendron est né en 1970 à Talence, du croisement d’une rhétaise d’Ars et d’un Aquitain de Pessac.
Rapidement, il ne pratique aucun sport, obtient des notes déplorables en mathématique et se fâche avec les autorités. Il ne sera donc ni footballeur, ni scientifique, encore moins militaire.
Après un baccalauréat étonnement monotenté, il glande quatre ans à l’Université Michel de Montaigne Bordeaux III, où on accepte de lui donner sa licence d’Etudes Cinématographiques juste pour saluer les nombreux frais d’inscription.
Il devient ensuite assistant mise en scène pour de nombreux produits de fiction télé et passe à la réalisation en 1997 après avoir substitué deux boîtes de films.
À force de saouler les éditeurs en leur envoyant des centaines de pages tapuscrites dans lesquelles ils tentent de transmettre sa vision du monde, on finit par accepter de lui publier quelques trucs.
du même auteur...
bibliographie non exhaustive... seuls sont affichés les ouvrages chroniqués sur le site.
Mes Amis Mortels
2008
Taxi, Take off & Landing
2010
Mort à Denise
2010
Quelque Chose pour le Week End
2011
Road Tripes
2013
La Revalorisation des Déchets
2015
Révolution
2017
Chevreuil
2024
Python
2025
un avis personnel...
publié le 07 mai 2026
Troisième volet du grand livre des animaux, et troisième prologue qui met en scène (désopilante) la catastrophe saignante qui agite le parc animalier ultramoderne Le Royaume où les visiteurs sont en train de se faire massacrer par la faune jusque-là prisonnière derrière des baies vitrées.Et puis tout redémarre là où tout avait commencé : sur la place du village de Saint-Piéjac alors que Connor Digby se fait livrer sa belle Cadillac rutilante (voir Chevreuil).
Mais la focale est différente cette fois. Deux nouveaux personnages entrent en scène, qu’on n’avait même pas aperçus la première fois : Gilles Marlin et Xavier Laval, les Dupond et Dupont de l’aventure, des détectives.
Pour l’heure, ils surveillent Daniel Pabst, dont la mère veut être au courant des moindres déplacements. Mais Xavier Laval est particulièrement nul comme détective. Il perd ses clients en filature, il mitonne ses rapports. C’est un gros con.
Bienvenue dans l’univers parallèle de Sébastien Gendron qui est au roman noir francophone ce que Jean-Pierre Mocky est au cinéma : un électron libre, provocateur, cynique, à l’humour décalé qui gratte là où ça démange ; parfois jusqu’au sang.
Daniel Pabst est un quadragénaire vivant avec sa mère, sous son étroite surveillance pourrait-on préciser. On ne sait pas bien de quoi il vit, mais on connaît ses habitudes. Aidé de son application Bubblewrap, il navigue dans la région au « secours » des femmes esseulées en quête de frivolité. Tout ça en cachette de sa mère bien sûr qui, si elle se doute bien que son fiston a des besoins sexuels, ne se doutent pas de comment il les assouvit.
Jusqu’au jour où l’agence Borotra entre en scène, avec au premier rang son enquêteur phare, Xavier Laval, celui qui mitonne, et qui a justement transmis son premier rapport bidon à Mademoiselle Pabst qui, séance tenante, a viré son rejeton du domicile.
Et ce dernier, contraint de gagner sa croûte, n’a rien trouvé de mieux à faire que s’engager comme détective dans l’agence qui a justement précipité son destin.
Bon, pour être tout à fait honnête, je me suis longtemps demandé où voulait nous emmener Sébastien Gendron avec ses branquignoles détectives. Parvenu à un bon tiers du roman (c’est la limite au-delà de laquelle, si l’intrigue n’est pas clairement bien installée, je finis par douter de mes choix de lecture), ça ressemblait plus à une suite de sketches qu’à un scénario vraiment construit. Et même si la patte, la plume et l’humour sont toujours aussi féroces et efficaces, je commençais à trouver le temps long et mon intérêt de penser à s’envoler vers d’autres cieux plus propices.
Sébastien Gendron n’en fait qu’à sa tête. Et son humeur du jour, du moment, ou ce ces dernières années, le pousse à dézinguer à tout va. Alors il se fait plaisir et sort la sulfateuse, qu’il manie avec talent certain.
Après s’en être pris dans les deux premiers volets de cette trilogie animalière aux mentalités extrêmement droitières puis à l’esprit petit-bourgeois, il termine le travail en flinguant… En flinguant qui, au fait ? L’air du temps ?
C’est moche, un Picasso. Surtout les premiers modèles, ceux de 1999, les Xsara. D’ailleurs pourquoi avoir appelé ça Picasso alors que ces bagnoles avaient déjà un nom ? Pour faire plus espagnol — prénom, nom du père et nom de la mère ? Citroën Xsara y Picasso ? Quant à acheter le nom du type qui a créé le cubisme pour le coller à une voiture qu’on a conçue sans le moindre angle droit, fallait quand même avoir une sacrée gourde dans le crâne. C’est bien français ça, de finir le millénaire sur un concept industriel aussi absurde.
Qu’on ne se trompe pas : on se marrera bien à la lecture de Chiens tant les saillies sont nombreuses et bienvenues, mais il faudra le prendre comme une sorte de suite d’aphorismes mis en scène et étirés à la sauce cinématographique, parce qu’au fond, l’intrigue, l’auteur s’en fout royalement. Elle n’est que le prétexte, et encore, à laisser aller ce qui ressemble pour cette fois à une forme d’aigreur. Une aigreur talentueuse certes, mais une aigreur quand même.
Il se dégage du roman comme un sentiment de nostalgie, une forme de « c’était mieux avant » qui n’envisage plus aucun avenir. La plume n’est plus seulement féroce et absurde, elle devient un brin passéiste. Et ça, c’est plutôt nouveau.
— Le Grand Potentiel, c’est ça (…). C’est là. C’est toi. C’est moi. C’est tous les choix qu’on fait chaque jour parce qu’on pense qu’on doit les faire sinon, on est comme des cons assis sur nos mains à regarder tomber tout ce qui peut nous tomber dessus. Le Grand Potentiel, c’est tout ça à la fois et puis c’est les points d’interrogation qui vont avec. Parce qu’on sait pas. Parce qu’on saura jamais. Parce que le seul truc qu’on voit, c’est la possibilité du peut-être qui se cache derrière chacune des choses qu’on décide de faire. Peut-être que ça sera bien. Peut-être qu’on en crèvera. Toi, ton Grand Potentiel, c’est ça…
(…) Et Pabst de conclure :
— Vous auriez dû faire animateur sur Radio Nova, vous, plutôt que de risquer votre vie à braquer des Ehpad. (…) Enfin bon, c’est de la vie que vous me parlez, là, on est d’accord ?
— Non, c’est pas la vie. C’est le Grand Potentiel. Y a une nette différence.
— Ah… Moi j’appelle ça la vie, mais bon.
Sébastien Gendron a du talent, c’est indéniable, et je suis le premier à le reconnaître et à le savourer, mais pour le coup, il m’a semblé qu’il était grand temps que cette séance animalière se clôture, au risque de voir son auteur s’enfoncer dans la misanthropie sous prétexte d’esthétique du désenchantement.
le début...
les dix premières lignes
— Non ! Pas la solution Blofeld !— Si, précisément : la solution Blofeld !
Et, en sa qualité de directeur technique du parc zoologique Le Royaume — Das Königreich, le Dr Sporto Kempf n’est plus disposé à négocier avec qui que ce soit. En réalité à cet instant critique, c’est moins le haut responsable qui s’impose face à ses subalternes que la partie nazillonne de sa psyché qui s’exprime. Si lointainement que soit enfouie cette facette, Kempf a du mal à retenir le petit rictus qui ourle aussitôt le dernier quart droit de sa lèvre supérieure. Ça n’échappe pas aux trois autres membres de l’unité qui sont, depuis des heures, réunis dans cette pièce secrète afin de trouver, disons, une explication au drame qui en train de se dérouler de l’autre côté de ces murs. Tout de suite et de conserve — quoique avec plus ou moins de vigueur mais dans l’ensemble tout le monde est d’accord —, on proteste. Mais la main droite du Dr Kempf par trois fois s’abat sur le plateau de la table de conférence, alors tout aussi vite et de conserve, on se tait. Dans ce silence, le directeur technique :
— Nous n’avons strictement rien trouvé qui explique pourquoi ces cages se sont ouvertes. Comment voulez-vous que nous accédions au protocole rouge si nous n’avons rien à proposer à Modesto ? Je vous pose la question.
la fin...
quatrième de couverture
Daniel Pabst, quadragénaire vieux garçon fraîchement viré de chez sa mère, est embauché comme détective stagiaire. Dès son premier jour dans la vieillissante agence Borotra, il assiste à un très étrange échange de mallettes dans le bureau même du directeur. Dès lors, Daniel Pabst se jure de faire toute la lumière sur cette affaire. Quitte à affronter les pires dangers, notamment cette bizarre ribambelle de chiens qui guette. Apothéose grinçante du Grand livre des animaux, Chiens prouve que Sébastien Gendron manie le cynisme avec la précision d’un scalpel.édition(s)...
originale, réédition(s), poche
Gallimard / La NoireAvril 2026
du même auteur...
bibliographie non exhaustive
Mes Amis Mortels2008
Taxi, Take off & Landing2010
Mort à Denise2010
Quelque Chose pour le Week End2011
Road Tripes2013
La Revalorisation des Déchets2015
Révolution2017
Chevreuil2024
Python2025
bio express...
biographie sommaire de l'auteur
Sébastien D. Gendron est né en 1970 à Talence, du croisement d’une rhétaise d’Ars et d’un Aquitain de Pessac.
Rapidement, il ne pratique aucun sport, obtient des notes déplorables en mathématique et se fâche avec les autorités. Il ne sera donc ni footballeur, ni scientifique, encore moins militaire.
Après un baccalauréat étonnement monotenté, il glande quatre ans à l’Université Michel de Montaigne Bordeaux III, où on accepte de lui donner sa licence d’Etudes Cinématographiques juste pour saluer les nombreux frais d’inscription.
Il devient ensuite assistant mise en scène pour de nombreux produits de fiction télé et passe à la réalisation en 1997 après avoir substitué deux boîtes de films.
À force de saouler les éditeurs en leur envoyant des centaines de pages tapuscrites dans lesquelles ils tentent de transmettre sa vision du monde, on finit par accepter de lui publier quelques trucs.
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