Howard Fast
Alice
Première édition : Presses de la Cité - 1964
un avis personnel...
Publié le 30 juin 2010
Troisième opus du projet d'Howard Fast de douze romans au prénom féminin, Alice est loin d'être le plus captivant et le plus abouti de la série au niveau de l'intrigue, mais le portrait de femme proposé est peut-être le plus intéressant. Et pourtant Alice apparait comme un personnage plutôt secondaire au début de l'histoire, quand son mari, rentrant de son travail en métro, se fait accoster par un vieil homme avant que celui-ci ne passe sous une rame. Plus tard, il découvre une clé dans sa poche de veste et les ennuis commencent, pour lui et sa famille.
Dès lors, face à un mari un peu dépassé par les évènements, Alice prend les choses en main, et on découvre une femme au sang-froid et à l'aplomb impressionnants face aux gangsters et tueurs qui s'intéressent à cette clé. On découvre surtout une femme traumatisée par son enfance à Londres, sous les bombes allemandes, et qui semble avoir rêvé, pendant ces moments de peur, d'une vie "normale" et surtout tranquille. Une femme qui, aujourd'hui, n'est plus impressionnée par grand-chose, contrairement a son mari, mais qui est prête à tout pour protéger sa famille et sa tranquillité.
Au final, si quelques scènes et quelques personnages sont réussis, j'ai trouvé l'intrigue assez banale avec quelques raccourcis faciles. Bref, pas plus passionnant que cela.
vous avez aimé...
Quelques pistes à explorer, ou pas...
Dans la même ambiance, un tour du côté de Jim Thompson ne sera pas trop dépaysant.
les dix premières lignes...
L'Inconnu du Métropolitain
Je suppose que la plupart des hommes ne prennent que lentement conscience qu'ils n'atteindront jamais leur but. Nous vivons dans une société où règne l'opulence, où ce but est la richesse. Certains appellent cela la sécurité, mais vous pouvez posséder un siècle de sécurité enfoui dans votre cave ou votre coffre sans pour autant jouir d'un certain statut, non celui qui accompagne manteau de vison, diamants, titres, propriété somptueuse, mais le bonheur qui n'est plus à la mode dans les conversations. De nos jours les ingrédients qui composent le bonheur sont d'ailleurs trop complexes (…)
quatrième de couverture...
C'est à New York, par une froide soirée de mars, sur le quai du métro, que la vie, jusqu'alors à la fois banalement heureuse et frustrante, d'un jeune dessinateur en architecture bascule dans l'horreur : quand un vieillard terrorisé s'accroche à lui avant de tomber sous la rame et d'y être affreusement déchiqueté. Et comme c'est souvent le cas pour les héros de Howard Fast, plongés dans une aventure qui les dépasse, il devra tout remettre en question pour assurer sa simple survie, mais aussi celle de sa petite fille de quatre ans et de sa femme, Alice, la véritable héroïne du roman. Finiront-ils par échapper aux tueurs impitoyables qu'une puissance étrangère (surtout à toute humanité…) lance à leurs trousses pour leur arracher un secret qu'ils ignorent ? Quelle que soit l'issue de cette histoire incompréhensible pour eux, aux péripéties haletantes, il ne pourra plus jamais regarder sa femme de la même façon… Car, dans l'épreuve, elle se sera révélée à lui sous un jour vertigineusement inattendu.
bio express...
Howard FastHoward Melvin Fast est né à New York en 1914 dans une famille très pauvre. Ses parents juifs russes ont fuit leur pays pour échapper aux pogroms, les massacres de juifs en Russie. Pour aider sa famille, Howard est obligé de travailler dès l'âge de douze ans, mais s'adonne malgré tout à la lecture et s'engagera très tôt dans la voie de l'écriture.
Dès 1937, il devient un auteur à succès. Très engagé à gauche, il entre au parti communiste en 1945 et subira le McCarthysme jusqu'à être emprisonné quelques mois en 1950. En 1956, il quitte le parti communiste après la diffusion du rapport Khrouchtchev. Après le succès de Spartacus, publié à compte d'auteur à cause de ses problèmes pour trouver un éditeur, et dès 1960, il écrit une série de douze romans policiers, sous le pseudo E.V. Cunningham, portant comme tire un prénom féminin.
Il obtient en France le Grand Prix de Littérature Policière pour Millie – La Poudre aux Yeux.
Howard Fast est mort en 2003, il reste de lui une œuvre majeure dont Spartacus, porté sur les écrans par Stanley Kubrick, L'Ange Déchu, Sylvia ou Mémoire d'un Rouge, son autobiographie.
édition(s)...
du même auteur...
Bibliographie non exhaustive... Seuls sont affichés les ouvrages chroniqués sur le site.
Sylvia
1962
Tu Peux Crever !
1965
Oh ! Lydia
1966
Penelope
1968
Cynthia
1969

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