retour en haut de page

Chiens d'Arras

Josette Wouters

Couverture

première édition : Ravet-Anceau - Juin 2007

tags : Polar social Polamour Trafic Quidam Yorkshire Années 2000 Entre 250 et 400 pages

Couverture

un avis personnel...

publié le 18 septembre 2007

RecommandéLouise Dufour, la trentaine passée, est négociatrice dans l'agence immobilière Ventimo d'Arras. Elle vit seule depuis qu'Étienne l'a quittée pour aller batifoler avec une jeunette trouvée sur Internet.
Louise a un problème. Pour vendre la maison des Florec à ce couple en recherche de toit à qui elle conviendrait parfaitement, il faudrait la débarrasser de ce vieux caniche mourant — une vraie puanteur — que sa propriétaire s'évertue à garder dans sa salle de bain ; une infection qui pourrait compromettre la vente, et donc l'attribution de sa commission à Louise qui, même si elle est une redoutable professionnelle, n'en subit pas moins les hauts et les bas du marché.
Et pourquoi n'aiderait-elle pas ce pauvre vieux chien malade à en finir ? Après tout, ce serait lui rendre service, abréger ses souffrances comme celle de sa maîtresse, et puis « accessoirement », renflouer son portefeuille. De toute façon, Louise n'aime pas les chiens...

J. Wouters manie sa plume avec une aisance toute particulière, en la trempant dans une encre à la douce perversité. On suit Louise Dufour avec légèreté quand bien même en viendrait-elle à se transformer sous nos yeux en exterminatrice de la gent canine.
Louise n'aime pas les chiens, depuis son enfance durant laquelle en fut mordue ; depuis qu'il faut éviter, sur les trottoirs, les traces de leur passage ; depuis, surtout, que certains maîtres se préoccupent plus de leurs compagnons à quatre pattes que de leurs congénères dans la misère ; une aberration. Pire, un business ! On leur construit des hôtels de luxe, on leur organise des cures d'amaigrissement ; une vraie pollution, tandis que d'autres, humais ceux-là, sont à la rue sous les regards aveugles des passants. Le monde à l'envers !..
Louise va tenter, à sa manière, de redresser la barre.

L'écriture de J. Wouters est précise, limpide, s'écoulant d'une source qui ne tarit jamais. Elle déverse comme un clapot apaisant, une quiétude qui contraste avec le propos. Une douce violence. Les chiens s'en vont... Mais en toute légèreté.
Mais là n'est pas le seul attrait de Chiens d'Arras qui nous présente une galerie de personnages savoureux, adroitement mis en scène par une construction qui, si elle montre une réelle maîtrise, sait également se faire oublier ; sa sophistication étant ici au service du seul plaisir du lecteur.
J. Wouters aborde avec subtilité et humour un sujet qui touche au quotidien de chacun ou presque : la place faite aux animaux de compagnie dans notre société.
C'est aussi une grande et belle histoire d'amour, humaine ; c'est aussi un voyage dans les rue d'Arras, son sous-sol et ses particularités ; et puis d'autres choses encore... Mais je ne vais pas tout vous raconter, je vous laisse la surprise.
Lisez donc Chiens d'Arras, c'est un vrai plaisir.



vous avez aimé...

quelques pistes à explorer, ou pas...

Pour cette légèreté toute féminine, pour une autre histoire de chiens, pour cet humour à froid, je pencherai pour le second roman d'Elisa Vix, Bad Dog.

les dix premières lignes...

Je l'ai regardé de travers, sans comprendre. On tangotait dur dans les salons du Mégapole à Lille. Collée, serrée contre lui, en robe fuchsia que je garde pour les grandes occasions... plus à la mode depuis longtemps, sûrement, mais au moins, personne ne la connaissait ; et puis même ! Je m'en fichais pas mal... du moment qu'elle lui plaisait... ; j'étais appuyée sur son épaule, il me flattait les reins en dansant. A sa place, j'aurais pas pu penser à autre chose. J'imaginais le... Bref, j'étais à cent lieues de Louise Dufour (...) !

quatrième de couverture...

Les amis et les collègues de Louise Dufour s'interrogent. Que cache son comportement lunatique ? Qui sont ces hommes qui la suivent dans la rue ? En réalité, Louise a horreur des chiens qui salissent les trottoirs d'Arras. À plusieurs reprises, elle a franchi la limite en passant discrètement aux actes. Personne n'a rien remarqué, croit-elle, jusqu'à ce qu'un groupe de Chinois lui propose un étrange marché. Va-t-elle accepter l'inconcevable ?

bio express...

Josette Wouters Josette WoutersPiochée chez Polars de Femmes :
Josette Wouters aurait dû naître, comme sa sœur et ses frères à Petit-Fort-Philippe, mais la guerre a poussé sa famille jusque dans l’Avesnois.
Premiers souvenirs heureux, entre la plage encore recouverte de fils barbelés, les trous énormes pour les canalisations dans les rues, les maisons qui sortaient de la terre, l’école où sa mère l’a envoyée dès ses deux ans et le patronage où elle a découvert la couture et le cinéma muet.
Elle est partie à huit ans pour Malo-Les-Bains, et passait le jeudi et toutes les vacances scolaires au Petit Fort chez sa mémé qui savait si bien raconter les histoires !
Et puis ses parents sont allés s’installer près de Maubeuge.
Josette Wouters a épousé un gars du Grand Fort, en exil comme elle près de Maubeuge. Ils ont vécu à Lille, puis près d’Arras. Les vacances passées au Petit Fort !
En 2001, Josette Wouters a acheté la maison de ses parents qui fut celle de sa grand-mère et qu’elle a vu construire en 1949. C’est là où elle vit et écrit !
"Elle" parce que J. Wouters ne veut pas qu’on écrive son prénom ...

Ancien professeur de français, elle a publié trois romans : L'Esplanade des Pingouins, Le Passage à Canote et Chiens d'Arras. Le dernier est sa première incursion dans le monde du polar.

édition(s)...

Ravet-Anceau - Juin 2007 Ravet-Anceau
Juin 2007

vos commentaires...

aucun commentaire pour le moment, soyez le premier à donner votre avis !