Pascal Dessaint
Loin des Humains
Première édition : Rivages / Thriller - Janvier 2005
un avis personnel...
Publié le 25 mai 2007
Toulouse, un an après la terrible explosion de l’usine AZF. C’est l’été et Félix est sur une affaire pas si simple que ça. Jacques Lafleur a été assassiné dans le jardin de sa sœur d’un coup de sécateur. Il semble n’avoir opposé aucune résistance. De plus on ne retrouve pas l’arme du crime. Avec un ensemble de voisins peu coopérants, l’enquête débute difficilement…
Très beau roman. Plein d’humanité. C’est ce que j’ai le plus ressenti. Les personnages sont si attachants que l’on a hâte de les retrouver une fois chaque chapitre fini. Une histoire de famille, sombre et terrible. Deux frères, une sœur. La mort du père a tout enclenché. Il y a bien longtemps. De nombreuses choses passées sous silence, des trahisons aussi.
Mais il y a aussi les aléas de la vie des flics qui enquêtent. Pas facile de vivre après la mort d’une sœur, l’accident d’une collègue, l’explosion de l’usine.
Et il y a Rémi. Couvé par sa mère, rossé par son père. Qui ne rêve que d’horizons lointains. Il gagne sa vie en travaillant à la décharge. Il trie les ordures. Il aime récupérer les livres. Un jour, il ouvre un carton qui contient plusieurs cahiers. Ce sont les cahiers de Jacques Lafleur. Il y tient son journal. Il s’immisce dans la lecture et voyage avec lui, par procuration. Il ne sait pas encore qu’il détient la clé du meurtre. Bien malgré lui, ces cahiers vont le faire rejoindre l’affaire en cours.
Une très plaisante découverte de cet auteur, à la plume généreuse. Toulouse rayonne sous ses mots, la galerie de personnage est très vivante.
L’histoire vous porte, vous emporte, vous transporte. Plus qu’une lecture un voyage.
vous avez aimé...
Quelques pistes à explorer, ou pas...
Désolé, pas d’idée précise.
les dix premières lignes...
Jacques Lafleur n’avait pas un nom prédestiné. Les fleurs, Jacques ne les aimait pas trop, elles lui étaient plus justement indifférentes, bien qu’elles fussent en ces circonstances un bon indicateur de sa santé mentale. Mauvaise.
Jacques considérait les ronciers. Il était pour lui temps d’agir. Se servir de ses mains. S’occuper. À n’importe quoi. Il jeta un regard vers les fenêtres et il lui sembla qu’un rideau avait bougé. Pure illusion (...)
quatrième de couverture...
Jacques Lafleur a été égorgé d’un coup de sécateur dans le jardin de sa sur Jeanne, chez qui il s’était réfugié après l’explosion de l’usine AZF à Toulouse. Pourtant, cet éternel vagabond semblait avoir trouvé la paix quelque temps auparavant dans la maison de son frère Pierre, spécialiste des serpents. Mais les choses s’étaient gâtées et Jacques était reparti dans ses errances. Pour quelle raison ? C’est ce que se demande le capitaine Félix Dutrey, qui va tenter de percer le mystère qui entoure la victime et de reconstituer le puzzle de son assassinat. Ce puzzle, quelqu’un d’autre va aussi en assembler les morceaux, dans l’ombre, à partir d’une découverte fortuite faite dans un tas d’ordures.
bio express...
Pascal DessaintNé à Dunkerque, Pascal Dessaint s'installe au début des années quatre-vingt à Toulouse où il situe la plupart de ses romans. Sixième enfant d'une famille modeste, il mène ses études jusqu'à un D.E.A. d'histoire contemporaine consacré à la Chine avant d'exercer des métiers tels que veilleur de nuit, gardien de musée ou animateur radio.
Pascal Dessaint ne dédaigne ni les outrances du néo-réalisme ni le fantastique quotidien. À 36 ans, il est l'auteur de deux recueils de nouvelles, d'une aventure du Poulpe, Les Pis Rennais, et de sept autres romans dont La Vie n'Est pas une Punition, Bouche d'Ombre (prix mystère de la critique 1997), À Trop Courber l'Échine et Du Bruit Sous le Silence (grand prix de littérature policière 1999).
Autoportrait paru sur le défunt www.romanpolicier.com
Je suis né dans une famille ouvrière du Nord. J'ai vécu vingt ans à Coudekerque-Branche. Papa est descendu dans la mine à quatorze ans, il a trimé dur toute sa vie, il dit que j'écris des mensonges, il a raison ! Maman a élevé six enfants. Quand j'étais petit, elle disait que lire rendait moins bête. À l'exception du mercredi, je n'avais pas le droit de regarder la télévision. Je lisais donc beaucoup. Cela m'a peut-être rendu moins bête !
Je dois le plaisir des mots à mon frère Eusèbe, qui est un superbe poète, et puis à des auteurs comme Bukowski, Miller, Selby, Cendrars... Je suis né en 1964. J'obtiens laborieusement un bac C - on ne peut pas écrire un roman et se consacrer sérieusement aux mathématiques ! À dix-neuf ans, je vais à Paris, je fais le tour des éditeurs, je dépose des manuscrits un peu partout, ils seront refusés, je patienterai dix ans avant de publier mon premier roman.
En attendant, je pars vivre à Toulouse, on est en 1984, je fais des études d'histoire, j'écris des livres, je dirige une revue consacrée à l'Asie, je suis veilleur de nuit, animateur radio, je dors très très peu. J'obtiens un DEA d'histoire contemporaine en 1989, mais je n'en peux plus d'avoir le cul entre deux chaises, je prends un risque énorme et pas toujours très bien compris, j'abandonne mes études, je me mets à écrire assidûment.
En 1991, j'accompagne pendant deux mois le peintre naturaliste Eric Alibert dans les Alpes, nous traversons tous les grands massifs, de la France à la Slovénie. Grâce à cette expérience, je me découvre la passion de la montagne, j'y cours désormais dès que ça m'est possible, dans le Couserans en Ariège, j'y trouve mon équilibre.
Ma démence est récompensée en 1992 quand mon premier livre paraît !
édition(s)...
du même auteur...
Bibliographie non exhaustive... Seuls sont affichés les ouvrages chroniqués sur le site.
De Quoi Tenir Dix Jours
1993
La Vie n'est pas une Punition
1995
Les Pis Rennais (Poulpe)
1996
Bouche d'Ombre
1996
Du Bruit sous le Silence
1999
Mourir n'est peut-être pas la Pire des Choses
2003
Un Drap sur le Kilimandjaro (Chroniques Vertes et Vagabondes)
2005
Tu ne Verras Plus
2008

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