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depuis le 13 janvier 2005 et jusqu'au plus tard possible (malgré quelques interruptions passagères)

L'Homme à l'Envers

Fred Vargas

première édition : Viviane Hamy - Mars 1999

tags : Roman d'enquête Flic Original France profonde Années 1990 Entre 250 et 400 pages

Couverture

un avis personnel...

publié le 13 janvier 2005

RecommandéGrand prix du roman noir de Cognac 2000.
Prix mystère de la critique 2000.

Si je me souviens bien, c'est par ce roman que j'ai découvert Fred Vargas. Quelle claque ! Quelle galerie de personnages ! Quelle aventure !
Alors bien sûr il y a le tueur en série tellement à la mode et la traque qui s'en suit, mais celle-là prend des airs de Grand-Guignol lorsqu'elle se fait dans une bétaillère. Et puis surtout, le retour de l'inénarrable Adamsberg et de ses intuitions de rêveur. Camille est cette fois un des personnages principaux de ce récit, et je ne vous dis rien de Soliman Melchior Samba Diawara et de son dictionnaire ni des dérives réjouissantes de l'auteur qui font de ce « rompol » une excellente lecture.

vous avez aimé...

quelques pistes à explorer, ou pas...

Retrouvez Adamsberg et Camille dans L'Homme aux Cercles Bleus ou Pars Vite et Reviens Tard.

le début...

les dix premières lignes

Il y avait deux types, allongés dans les broussailles.
- Tu te figures pas que tu vas m'apprendre mon boulot ? chuchota le premier type.
- Je me figure rien, répondit son compagnon, un grand gars aux cheveux longs et blonds, qui s'appelait Lawrence.
Immobiles et jumelles au poing, les deux hommes observaient un couple de loups. Il était dix heures du matin, le soleil leur cuisait les reins.
- Ce loup, c'est Marcus, reprit Lawrence. Il est revenu.
L'autre secoua la tête. C'était un homme du pays, petit, brun, un peu buté. Ils veillait sur les loups du Mercantour depuis six années. Il s'appelait Jean.
- C'est Sibellius, murmura-t-il.
- Sibellius est bien plus grand. N'a pas cette touffe jaune à l'encolure (...).

la fin...

quatrième de couverture

Laisser les loups vivre en liberté dans le Mercantour, c'était une belle idée, dans l'air du temps. Mais ça n'était pas celle des bergers et, quelques mois plus tard, la révolte gronde.
Mais est-ce bien un loup qui tue les brebis autour du village de Saint-Victor ? Les superstitions resurgissent, un bruit se propage : ce n'est pas une bête, c'est un loup-garou... Lorsqu'une éleveuse est retrouvée égorgée dans sa bergerie, la rumeur tourne à la psychose.
À Paris, le commissaire Adamsberg guette les nouvelles de la Bête du Mercantour : Comme des tisons, mon gars, comme des tisons ça fait, les yeux des loups, la nuit.

bio express...

biographie sommaire de l'auteur

Fred Vargas Fred VargasFred Vargas est née à Paris en 1957. Fred est le diminutif de Frédérique. Vargas est son nom de plume pour les romans policiers.
Sa sœur jumelle, Jo, peintre, a également adopté ce pseudonyme de Vargas, et c'est même elle qui la première le trouva, l'empruntant au personnage joué par Ava Gardner dans La Comtesse aux Pieds Nus. Pendant toute sa scolarité Fred Vargas ne cesse d'effectuer des fouilles archéologiques ; après le bac elle choisit de faire des études d'Histoire. Elle s'intéresse à la préhistoire, puis choisit de concentrer ses efforts sur le Moyen Âge. Actuellement ses recherches d'historienne-archéologue portent sur les ossements animaux du Moyen Âge. Quand elle parle de sa formation, la personnalité et l'enseignement de son père y tiennent un rôle déterminant. Elle a débuté sa "carrière" d'écrivain de roman policier par un coup de maître. Son premier roman Les Jeux de l'Amour et de la Mort, sélectionné sur manuscrit, reçut le Prix du roman policier du Festival de Cognac en 1986 et fut donc publié aux éditions du Masque. Fred Vargas, mère d'un petit garçon, vit à Paris.


Autoportrait paru sur le défunt www.romanpolicier.com)
Que voulez-vous que je vous dise ? Je suis née de père et de mère, c'est déjà ça de pris. Sachez que mon frère aussi est né de père et de mère, c'est une tradition dans la famille, chacun son truc. Je n'étais pas toute seule dans l'œuf, ma sœur jumelle était là qui m'a tenu compagnie dans le petit habitacle maternel durant huit mois. Elle est née dix minutes avant moi, c'est là un détail passionnant, et puis j'ai suivi. Nous voilà donc dehors, à Paris, un 7 juin, qu'est-ce qu'on va faire ? C'est passionnant. On nous noue d'urgence des bracelets de couleur aux poignets pour ne pas nous confondre. On nous prénomme : Joëlle pour ma jum' (qu'on appelle aussitôt "Jo" par flemme, certainement) et Frédérique pour moi (qu'on appelle illico "Fred" par flemme, je suppose). Mon frère Stéphane avait été nommé "Steph" par flemme, je présume. Dans la famille, on est assez économe sur les prénoms, chacun sa manière. Quand je vous dis que tout cela est passionnant, vous voyez que je ne vous raconte pas des blagues.
Je ne me suis pas quittée, avec ma jumelle, si vous me suivez bien. Tout ce qu'elle savait faire, je ne le faisais pas et vice-versa. Ainsi, pas de rivalité en vue, et une grosse économie d'énergie, une astuce formidable. Si bien que je suis devenue à moitié compétente dans les choses de la vie, et elle de même. Je poursuis cette histoire qui, je la sais, vous tiens en haleine : Jo s'est mise à peindre très tôt, j'ai lâché le crayon aussi sec. Sans vocation, j'ai tourné coté sciences, archéologie médiévale. Je suis toujours archéologue, et ma sour est toujours peintre. Je discute ses tableaux comme elle corrige mes textes. Ah oui, le polar, j'oubliais. Pour me divertir de temps à autres du Moyen Âge, je voulais faire de l'accordéon (si vous avez suivi la logique de cette époustouflante histoire, vous aurez déduit finement que ma jumelle était portée coté musique classique, et donc, moi, accordéon). Je me suis acharnée sur cet instrument pendant dix ans, avec une absence de talent stupéfiante. Un beau soir, émergeant d'un chantier de fouilles, j'ai trahi mon accordéon, qui me le rendait bien, et j'ai fait l'acquisition d'un cahier propre et d'un feutre neuf pour écrire un polar. Allons-y. J'ai continué.
Un autre beau soir, ma soeur m'a dit : "Pourquoi écris-tu ?". Et j'ai fait cette réponse, devenue historique : "Je ne sais pas". Je ne sais toujours pas. Pas mal, non ?

édition(s)...

originale, réédition(s), poche

Viviane Hamy - Mars 1999Viviane Hamy
Mars 1999
J'ai Lu Policier - Mai 2002J'ai Lu Policier
Mai 2002

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