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depuis le 13 janvier 2005 et jusqu'au plus tard possible (malgré quelques interruptions passagères)

Pars Vite et Reviens Tard

Fred Vargas

première édition : Viviane Hamy - Octobre 2001

tags : Roman d'enquête Flic Original Années 2000 Entre 250 et 400 pages

Couverture

un avis personnel...

publié le 13 janvier 2005

RecommandéPrix des libraires 2002, prix des lectrices de Elle 2002, prix du meilleur polar francophone 2002 et Deutscher Kriminpreiz 2004.

C'est le roman qui a apporté la notoriété à Fred Vargas, et c'est bien mérité. Comme toujours avec cet auteur, l'idée de départ est plutôt saugrenue. Ici il s'agit d'un breton perdu à Paris (pas trop loin de Montparnasse bien sûr) qui est devenu « crieur » et récolte dans sa boîte les messages des passants qu'il diffuse à haute voix à qui veut bien les entendre. À partir de cette mise en bouche rafraichissante, Fred Vargas va construire une intrigue dense, très documentée, qui nous ramène aux grandes peurs d'hier, et à fois d'une légèreté étonnante.
Et puis on ne se lasse pas de ses galeries de personnages ni de ses dialogues jubilatoires. Si vous ne l'avez pas encore lu, c'est une chance... Mais n'hésitez pas, plongez !

vous avez aimé...

quelques pistes à explorer, ou pas...

DVDEn janvier 2007 sort l'adaptation cinématographique signée Régis Wargnier, José Garcia endossant le rôle du commissaire Adamsberg (accueil plus que mitigé de la critique).

Une autre excellente aventure du commissaire Adamsberg : L'Homme à l'Envers.


le début...

les dix premières lignes

Et puis, quand les serpents, chauve-souris, blaireaux et tous les animaux qui vivent dans la profondeur des galeries souterraines sortent en masse dans les champs et abandonnent leur habitat naturel ; quand les plantes à fruit et les légumineuses se mettent à pourrir et à se remplir de vers (...)
Les types à Paris, marchent beaucoup plus vite qu'au Guilvinec, Joss l'avait constaté depuis longtemps. Chaque matin, les piétons s'écoulaient par l'avenue du Maine à la vitesse de trois nœuds. Ce lundi, Joss filait presque ses trois nœuds et demi, s'efforçant de rattraper un retard de vingt minutes. En raison du marc de café qui s'était déversé en totalité sur le sol de la cuisine (...).

la fin...

quatrième de couverture

On l'a peint soigneusement sur les treize portes d'un immeuble, dans le 18ème arrondissement de Paris : un grand 4 noir, inversé, à la base élargie. En dessous, trois lettres : CLT. Le commissaire Adamsberg les photographie, et hésite : simple graffiti, ou menace ?
À l'autre bout de la ville, Joss, l'ancien marin breton devenu Crieur de nouvelles est perplexe. Depuis trois semaines, une main glisse à la nuit d'incompréhensibles missives dans sa boîte à messages. Un amuseur ? Un cinglé ? Son ancêtre murmure à son oreille : "Fais gaffe à toi, Joss. Il n'y a pas que du beau dans la tête de l'homme".

bio express...

biographie sommaire de l'auteur

Fred Vargas Fred VargasFred Vargas est née à Paris en 1957. Fred est le diminutif de Frédérique. Vargas est son nom de plume pour les romans policiers.
Sa sœur jumelle, Jo, peintre, a également adopté ce pseudonyme de Vargas, et c'est même elle qui la première le trouva, l'empruntant au personnage joué par Ava Gardner dans La Comtesse aux Pieds Nus. Pendant toute sa scolarité Fred Vargas ne cesse d'effectuer des fouilles archéologiques ; après le bac elle choisit de faire des études d'Histoire. Elle s'intéresse à la préhistoire, puis choisit de concentrer ses efforts sur le Moyen Âge. Actuellement ses recherches d'historienne-archéologue portent sur les ossements animaux du Moyen Âge. Quand elle parle de sa formation, la personnalité et l'enseignement de son père y tiennent un rôle déterminant. Elle a débuté sa "carrière" d'écrivain de roman policier par un coup de maître. Son premier roman Les Jeux de l'Amour et de la Mort, sélectionné sur manuscrit, reçut le Prix du roman policier du Festival de Cognac en 1986 et fut donc publié aux éditions du Masque. Fred Vargas, mère d'un petit garçon, vit à Paris.


Autoportrait paru sur le défunt www.romanpolicier.com)
Que voulez-vous que je vous dise ? Je suis née de père et de mère, c'est déjà ça de pris. Sachez que mon frère aussi est né de père et de mère, c'est une tradition dans la famille, chacun son truc. Je n'étais pas toute seule dans l'œuf, ma sœur jumelle était là qui m'a tenu compagnie dans le petit habitacle maternel durant huit mois. Elle est née dix minutes avant moi, c'est là un détail passionnant, et puis j'ai suivi. Nous voilà donc dehors, à Paris, un 7 juin, qu'est-ce qu'on va faire ? C'est passionnant. On nous noue d'urgence des bracelets de couleur aux poignets pour ne pas nous confondre. On nous prénomme : Joëlle pour ma jum' (qu'on appelle aussitôt "Jo" par flemme, certainement) et Frédérique pour moi (qu'on appelle illico "Fred" par flemme, je suppose). Mon frère Stéphane avait été nommé "Steph" par flemme, je présume. Dans la famille, on est assez économe sur les prénoms, chacun sa manière. Quand je vous dis que tout cela est passionnant, vous voyez que je ne vous raconte pas des blagues.
Je ne me suis pas quittée, avec ma jumelle, si vous me suivez bien. Tout ce qu'elle savait faire, je ne le faisais pas et vice-versa. Ainsi, pas de rivalité en vue, et une grosse économie d'énergie, une astuce formidable. Si bien que je suis devenue à moitié compétente dans les choses de la vie, et elle de même. Je poursuis cette histoire qui, je la sais, vous tiens en haleine : Jo s'est mise à peindre très tôt, j'ai lâché le crayon aussi sec. Sans vocation, j'ai tourné coté sciences, archéologie médiévale. Je suis toujours archéologue, et ma sour est toujours peintre. Je discute ses tableaux comme elle corrige mes textes. Ah oui, le polar, j'oubliais. Pour me divertir de temps à autres du Moyen Âge, je voulais faire de l'accordéon (si vous avez suivi la logique de cette époustouflante histoire, vous aurez déduit finement que ma jumelle était portée coté musique classique, et donc, moi, accordéon). Je me suis acharnée sur cet instrument pendant dix ans, avec une absence de talent stupéfiante. Un beau soir, émergeant d'un chantier de fouilles, j'ai trahi mon accordéon, qui me le rendait bien, et j'ai fait l'acquisition d'un cahier propre et d'un feutre neuf pour écrire un polar. Allons-y. J'ai continué.
Un autre beau soir, ma soeur m'a dit : "Pourquoi écris-tu ?". Et j'ai fait cette réponse, devenue historique : "Je ne sais pas". Je ne sais toujours pas. Pas mal, non ?

édition(s)...

originale, réédition(s), poche

Viviane Hamy - Octobre 2001Viviane Hamy
Octobre 2001
J'ai Lu Policier - Septembre 2004J'ai Lu Policier
Septembre 2004

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