Thierry Niogret
Ondes Mortelles
Première édition : Editions Monhélios - Septembre 2005
un avis personnel...
Publié le 30 septembre 2005
Thierry Niogret est lui-même journaliste, ou homme de radio, comme il aime à le signaler. C'est aussi un grand admirateur et connaisseur de l'œuvre
d'Hergé, un "tintinophile" averti qui se garde tout de même un peu de
place en son cœur et son esprit pour le grand Sherlock Holmes... Trois
passions avouées dans le même homme ; il fallait bien qu'il en sorte
quelque chose...
Les débuts de ce premier roman nous plonge donc tout naturellement dans l'univers de la radio, en son
sein même, et on apprend vite qui fait quoi dans la station locale
paloise d'Antenne France, alors qu'à Paris, dans la grande maison ronde
:
On se surveille, on s'épis sans vergogne, on tente de faire mieux et plus vite que son voisin et quand ce n'est pas possible, on participe à la rumeur qui le donne malade, cocu, ou sur le départ. Bref, ici, on se jalouse beaucoup.
C'est pourtant de cette maison que va sortir un responsable de la sécurité
atypique, Milou Dupond, qui va être parachuté jusqu'à Pau où il se
passe de drôles de choses... Voilà bien un personnage sympathique que
nous présente Thierry Niogret, qui ignore la méchanceté, l'hypocrisie,
et qui va se transformer en détective amateur à la poursuite d'un tueur
en série.
De sa, de ses passions, l'auteur crée un univers original qu'on le sent maîtriser tant il a l'air proche de
celui qui pourrait être le sien. Il restitue à sa manière, toute
l'ambiance des plus fameux albums d'Hergé, allant jusqu'à parfois les
citer, et au hasard des chapitres, au fil des pages, il nous apporte de
ces personnages si typés, en les détournant parfois, qui ont fait le
bonheur de nos jeunes années.
Même dans la conduite de l'intrigue on retrouve le côté opiniâtre de Tintin, dans les descriptions, précises, la ligne claire d'Hergé et son souci de
montrer dans toute sa finesse l'environnement. Milou Dupond n'est pas
reporter globe-trotter, mais sans doute mérite-t-il de le devenir.
Un exercice de style plein d'amour et de gentillesse, loin de la noirceur
du monde qui nous entoure (même s'il en est parfois effleuré), comme
une bulle d'oxygène, légère...
vous avez aimé...
Quelques pistes à explorer, ou pas...
Ce roman est une invitation à se replonger, pour le plaisir, dans l'univers de Tintin. Chacun a ses préférés de la série, je vous laisse donc le choix de vos hésitations...
les dix premières lignes...
La mouche, après une interruption de quelques courtes secondes, reprend sa
besogne. Délicatement, avec soin et obstination, elle recommence à
frotter ses pattes l'une contre l'autre jusqu'à ce qu'un motif inconnu
la pousse à s'interrompre à nouveau.
Pourquoi les mouches se livrent-elles à ce genre d'exercice ? Il faudra le leur demander un jour. Pour les hommes, ces histoires de pattes de mouches
ont toujours un peu manqué de clarté.
Elle reste immobile quelques instants et semble écouter avec attention (...).
quatrième de couverture...
Un jeune technicien de la radio paloise est retrouvé pendu, un matin,
par un journaliste et un preneur de son. Quelques heures plus tard, un
auditeur, sous le nom mystérieux de Hercule, annonce à l'antenne qu'il
va accomplir d'autres méfaits de ce genre. Qui est ce Jack l'éventreur
contemporain et quelles sont ses motivations ?
Jean-Loup Dupond, dit Milou, est chargé par son PDG de collaborer avec la police locale mais il ne peut se contenter d'un simple rôle d'observateur.
Sans pouvoir officiel, sans arme et sans expérience, il se lance
naïvement dans l'enquête, ne pouvant s'appuyer que sur son bon sens et
ses connaissances personnelles puisées dans la littérature, dans le
cinéma et la bande dessinée car Milou Dupond est justement
"tintinophile" ! Fan de Hergé et des aventures de Tintin, il se réfère
constamment à ses albums fétiches...
bio express...
Thierry Niogret(en forme d'autoportrait)
Fan de BD (Tintin, Blake et Mortimer, ou les bandes dessinées de Azara (Taka Takata), Macherot (Chaminou, un unique album génial d'un chat détective, publié en 1965) j'ai d'abord voulu , enfant, devenir dessinateur de BD. Dur boulot de solitaire, surtout pour des parents dont le seul credo est "passe ton bac d'abord".
À 18 ans, avec des copains, je découvre le théâtre... et cette activité, qu'on pratique avec les autres, me sort définitivement de ma chambre... Adieu BD, malgré un stage à Béthune à l'atelier Legrain, qui réalise alors les dessins publicitaires pour Uderzo : les Astérix sur verre à moutarde, et autres produits dérivés...
À 20 ans j'entre dans la vie active comme... comptable dans une boite de vie. Comprenant très vite que je n'aurai jamais rien à faire, et de toutes façons, je suis toute la journée au théâtre, jamais à mon bureau, j'envoie très vite tout promener...
À 22 ans, donc en 1981, se créent les premières radios libres, comme on disait à l'époque... On me voit au théâtre, on me demande si je veux rejoindre l'équipe de la radio municipale... On me propose ensuite un emploi à mi-temps, qui se transforme très vite en plein temps... C'était à Salon de Provence... Quelques années plus tard, j'entre à Radio France, et je passe d'émissions en émissions et de villes en villes : Marseille, Auxerre, Dijon, Clermont-Ferrand, puis Pau...
À 46 ans, je n'ai plus envie de bouger... J'ai toujours eu envie d'écrire... Mon premier essai était une suite du club des 5, je devais avoir 12 ans... J'ai bien écrit au moins deux pages et demie... Par la suite, il me manquait soit le temps, soit l'énergie, mais surtout un bon sujet. En conjuguant ma région d'adoption, mon métier, et mes passions pour Tintin et Sherlock Holmes, je me suis dit qu'on pouvait faire quelque chose...
édition(s)...
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