La Cité des Jarres

Arnaldur Indridason

A Vue d'Oeil (grands caractères) - Février 2005 - Traduction (islandais) : Eric Boury

Tags :  Roman noir Roman d'enquête Psychologie Flic Islande Années 2000 Entre 250 et 400 pages


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Edition originale

Un avis personnel...

Publié le : 1er février 2007

Un meurtre à priori banal, juste bon à alimenter la rubrique "faits divers". Un meurtre auquel les collègues de l’inspecteur Erlendur ne voient pas de raison de ne pas appliquer la routine. Mais Erlendur va s’accrocher, le message trouvé sur le corps lui faisant penser qu’ils ne sont pas en présence d’un meurtre comme ils en ont déjà tant vu. Il va s’accrocher et enquêter sur la victime plutôt que de se contenter de rapprocher cette mort d’une agression commise le même jour dans le même quartier... En enquêtant sur le passé de la victime, Erlendur va découvrir quelques vérités soigneusement oubliées... entre autres par la police elle-même.

Ne vous fiez pas à la quatrième de couverture (pas tout à fait conforme au roman), l’histoire pourrait être classique mais elle ne l’est pas.
Elle ne l’est pas tout d’abord parce qu’elle se déroule en Islande mais réduire La Cité des Jarres à un polar exotique serait réducteur.
Elle ne l’est pas par la nature de ses personnages principaux à commencer par l’inspecteur Erlendur Sveinsson. Tout au long du bouquin, il se débat avec sa vie privée, sa fille, et l’enquête qu’il mène selon son intuition et contre l’avis de ses collègues. Il prend des décisions que personne ne comprend, suit une piste beaucoup trop originale pour les autres.
Elle ne l’est pas car l’humour d’Indridason n’est pas celui que l’on croise à tous les coins de rue, au recto ou au verso de toutes les pages. De l’humour dans les échanges entre les trois enquêteurs tout d’abord, Erlendur, Sigurdur Oli et Elinborg. Et dans la distance qu’ils prennent avec leurs vies, leurs doutes.
Il y a un certain désespoir, personne ne peut échapper à son histoire personnelle, même avec toute la volonté du monde. On ne peut rien oublier, rien effacer. Tous les personnages doivent se coltiner leur passé. Impossible d’y échapper.

Vous l’aurez compris, il y a beaucoup chez Indridason. Beaucoup de choses qui font que c’est un auteur à découvrir.


Vous avez aimé...

Quelques pistes à explorer, ou pas...

Ce roman a obtenu plusieurs récompenses : le prix Mystère de la critique et le prix Cœur Noir en France, le Glass Key award qui est attribué tous les ans à un écrivain de roman policier scandinave.
Lisez les suivants d’Indridason, La Femme en Vert et La Voix... en attendant qu’un traducteur veuille bien s’occuper des deux premiers opus de la série.

Le début...

Les dix premières lignes...

Les mots avaient été écrits au crayon à papier sur une feuille déposée sur le cadavre. Trois mots, incompréhensibles pour Erlendur.
Le corps était celui d’un homme qui semblait avoir dans les soixante-dix ans. Il était allongé à terre sur le côté droit, appuyé contre le sofa du petit salon, vêtu d’une chemise bleue et d’un pantalon brun clair en velours côtelé. Il avait des pantoufles aux pieds. Ses cheveux, clairsemés, étaient presque totalement gris. Ils étaient teints par le sang s’échappant d’une large blessure à la tête (...)


La fin...

Quatrième de couverture...

Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik. L’inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un "truc bête et méchant" qui fait perdre son temps à la police... Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la "Cité des Jarres", une abominable collection de bocaux renfermant des organes...


L'auteur(e)...

Sa trombine... et sa bio en lien...

Arnaldur Indridason










Edition(s)...

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Du même auteur...

Bibliographie non exhaustive... Seuls sont indiqués ici les ouvrages chroniqués sur le site.

La Femme en Vert