François Thomazeau
Qui a Noyé l'Homme-Grenouille ?
Première édition : Meditorial - Novembre 1998
un avis personnel...
Publié le 13 janvier 2005
La verve marseillaise, encore et toujours. Même si cet opus est un peu
plus sombre que les deux autres et semble vouloir aborder quelques uns
des travers de la vie Marseillaise.
vous avez aimé...
Quelques pistes à explorer, ou pas...
Lisez donc les autres aventures de Schram et Guigou, chacune vaut son pesant de caouètes (pour accompagner la Mauresque) : Qui a tué Monsieur Cul ? ou Qui à Brûlé le Diable ?
les dix premières lignes...
L'eau clapotait autour de la barque comme un feu qui crépite. Le ressac
jouait sur les rochers un disque rayé arrivé en fin de course et qu'on
ne retourne pas parce qu'on s'est endormi dans un soir d'été drop
arrosé de pastis solitaire, de flemme passagère, parce que le temps
s'est arrêté. Ici, à égale distance de Jarre et de Maire, deux îles
alanguies à l'entrée de Marseille, comme les nudistes un peu plus loin
sur le rivage, à Surgiton, le temps s'est arrêté voilà longtemps (...).
quatrième de couverture...
On devrait apprendre à se méfier des "plops" ! Même des plus anodins. Ceux
par exemple qui, troublant la sieste du pêcheur assoupi, signale la
prise. Et quelle prise !
"Oh, pute borgne !", on devrait aussi apprendre à se méfier des cadavres
d'hommes-grenouilles remontant inopinément à la surface, la lèvre bleue
et le regard vitreux. Surtout lorsqu'ils n'ont plus qu'une palme... Et
un drôle de tatouage à l'épaule.
Schram et Guigou ne sont pas nés du dernier cadavre, mais là... ça sent
l'engatse. Et à plein nez ! Confrérie secrète d'hommes-grenouilles,
barques folles, épaves mystérieuses, trafic d'explosifs, terroristes
islamistes, sous-marins italiens, société douteuse...
Oh, bonne mère ! que sont les eaux dormantes de Marseille devenues ? Un
vrai pastaga. Et encore, on ne sait pas tout ce qui se passe au fond...
bio express...
François ThomazeauIl se décrit très bien lui-même (voir ci-dessous), je ne vois pas pourquoi j'essaierai d'en rajouter...
(cf. le défunt www.romanpolicier.com)
Je suis né à Lille, ce qui ne fait pas sérieux pour un écrivain de "polar marseillais". Ça tombe bien, le polar marseillais ne se prend pas au sérieux. Après des études d'anglais plus motivées par l'amour du rock'n roll et des petites anglaises (on est en 1978, je suis punko-mod) que par Shakespeare, je me mets à dévorer tout ce qui s'écrit dans le genre noir outre-manche (Derek Raymond par exemple, le nom anglais de Robin Cook ...). À trente ans, je décide de faire un disque et d'écrire un livre. Le disque sort et porte bien son nom : Les Chers Disparus. Ils ne réapparaîtront pas ... Le livre se passe à Marseille (où d'autre ? j'y ai vécu presque toute ma vie) et s'appelle La Faute à Dégun. Me voilà casé dans le cliché naissant et encore sous-exposé du polar aïoli, dans l'ombre encourageante d'Izzo, ou Carrese.
Comme mon premier bouquin était d'un noir de jais, je décide de faire dans le cocasse : les aventures de Schramm & Guigou, RMIstes justiciers, publiés chez Librio Noir.
Et puis le nouveau siècle arrivant vite, me voila éditeur : je fonde avec quelques amis L'Écailler du Sud, maison spécialisée dans le polar du sud, histoire d'avoir un éditeur dans la cité phocéenne.
Comme beaucoup d'autres confrères (Daeninckx, Pouy), je suis fasciné par le Tour de France (j'en ai couvert douze comme journaliste) et ai écrit un scénario sur le dopage, Contre la Montre, diffusé en 2000 sur Canal Plus.
édition(s)...
du même auteur...
Bibliographie non exhaustive... Seuls sont affichés les ouvrages chroniqués sur le site.



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