Le Prix de la Chair

Donna Leon

Calmann-Lévy - Novembre 1998 - Traduction (anglais) : William-Olivier Desmond

Tags :  Roman d'enquête Crime organisé Corruption Flic Italie Années 1990 Entre 250 et 400 pages


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Edition originale

Un avis personnel...

Publié le : 31 août 2005

Corruption, mafia, politiciens véreux, avocats, financiers pourris, on aurait pu croire atterrir tout droit dans l'Italie du Sud, mais il n'en est rien. Donna Leon campe son intrigue à Venise, la Sérénissime, sans pour autant que les intervenants soient différents...

À partir d'une intrigue mettant en scène une nouvelle forme de traite des blanches organisée en entreprise prospère, l'auteur décrit quelques uns des travers de la société italienne. Par petites touches, parsemées ça et là, elle dresse un décor où perce un certain laxisme de l'administration, où apparaissent les méandres juridiques des lois italiennes qui autorisent ce qu'elles interdisent et vice versa.
Intervient alors le commissaire Brunetti, homme et flic ordinaire, père de famille, qui va se débattre pour mener à bien son enquête, trouvant parfois les réponses qui lui manquent par des chemins détournés, à l'image de la société transalpine dont la confiance en l'état a depuis longtemps déserté les esprits, où l'entraide entre individus, où le système de la démerde a remplacé les institutions défaillantes. Brunetti, qui prend parfois des airs de lieutenant Columbo, jouant le benêt devant les puissants pour les laisser se complaire dans leur supériorité et mieux leur extorquer l'information susceptible de l'aider dans sa tâche.

Un récit somme toute sans grande originalité où l'enquête suit avec lenteur les méandres du Grand Canal, sans grands rebondissements ni surprises, sur fond d'institutions à la dérive, mises en coupes réglées par les intouchables du pouvoir, dans le décor somptueux d'une Venise au bord de la noyade :

- Nous étions jadis les maîtres d'un empire. Tout ce que nous possédons aujourd'hui (...), c'est cette espèce de Disneyland. N'est-ce pas une raison suffisante pour être pessimiste ?


Vous avez aimé...

Quelques pistes à explorer, ou pas...

Si le commissaire Brunetti vous a séduit, vous pourrez vous resservir : il fait partie de ces personnages récurrents qui collent aux basques de leur auteur. Je vous laisse chercher.

Le début...

Les dix premières lignes...

C'est le dernier mardi de septembre que la neige tomba pour la première fois sur les montagnes qui séparent le nord de l'Italie de l'Autriche, avec une avance de plus d'un mois sur la date habituelle. La tempête se déclencha soudainement, sous forme de gros nuages arrivant de nulle part, et sans signe avant-coureur. Moins d'une demi-heure après, les routes des cols, au-dessus de Tarvisio, étaient dangereusement glissantes. Il n'avait pas plu depuis un mois, si bien que cette première neige recouvrait une chaussée déjà luisante d'huile et de graisse (...).


La fin...

Quatrième de couverture...

Le cadavre du célèbre avocat vénitien Carlo Trevisan est retrouvé dans un train et c'est, bien sûr, le commissaire Brunetti qui est chargé de mener l'enquête. Arpentant les quartiers malfamés de Venise, il tombe sur la piste d'un trafic international de prostitution et va découvrir un commerce plus ignoble encore qu'une "traite des Blanches" post-rideau de fer...
Donna Leon rend hommage à l'atmosphère unique de la cité des Doges. On retrouve l'univers attachant de son héros, fin limier en lutte contre les citoyens d'une ville dont le sens moral semble se détériorer plus vite que les palaces. Meurtres et corruption, argent sale et troubles implications de l'élite vénitienne sont au rendez-vous de ce roman au suspense savamment entretenu.


L'auteur(e)...

Sa trombine... et sa bio en lien...

Donna Leon










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