Andrea H. Japp
La Femelle de l'Espèce
Première édition : Editions du Masque - Mars 1996
un avis personnel...
Publié le 13 janvier 2005
Les débuts d'Andrea H. Japp mais déjà les grandes lignes directrices se
font sentir. Le portrait de cette femme qui va rapidement (trop
rapidement peut-être) changer de statut, passant de la femme au foyer à
la guerrière, tient le lecteur en haleine jusqu'à la fin, et la
solitude de Sarah au milieu de son entourage est particulièrement bien
décrite. Le réalisme des personnages est saisissant et les analyses
psychologiques n'ont rien à envier aux plus grands. On ne réveille pas
impunément une mère irlandaise qui semblait endormie au sein de la
petite Italie.
vous avez aimé...
Quelques pistes à explorer, ou pas...
Désolé, pas d'idée.
les dix premières lignes...
Sarah Magnani gara la lourde Buick comme elle le put : en bouchant la rue.
Toni avait raison, il fallait être dingue pour garder ce tank dans une
ville comme Boston, principalement dans le Northend, dont la logique
architecturale n'avait jamais prétendu s'inspirer d'autre chose que des
charrettes à bras. Mais pour Sarah, une Buick, c'était un peu comme un
présage de réussite. Surtout la sienne qui ressemblait à un poisson
femelle ventru avec des nageoires en bois. Toni ne pouvait pas
comprendre cela, normal. Pour lui, la réussite c'était une Ferrari ou,
au pire, une Corvette rouge et des mocassins en croco vernis. Après
tout, ce n'était qu'une affaire de légende familiale (...).
quatrième de couverture...
Tous les chasseurs le savent : c'est la femelle qui est la plus dangereuse,
dès lors que l'on touche à ses petits. Sarah vivait assez heureuse avec
Toni, son mari, dans la quartier italien de Boston, jusqu'au jour où
Sophia, leur fille, a disparu. Elle s'est éloignée de l'école avec un
jeune homme blond, disent les témoins.
Les voisins, la police, son mari : tous répètent à Sarah qu'il faut patienter, que l'on cherche, que l'on retrouvera Sophie. Sarah ne les écoute pas. Elle n'a pas envie de patiente. Elle va chercher toute seule.
Elle ira jusqu'au bout, elle tuera s'il le faut, mais elle trouvera. Même l'imprévu...
bio express...
Andrea H. JappAndrea H. Japp est née à Paris en 1957. Docteur en biochimie et toxicologie de formation, elle est entrée en littérature avec le prix du roman policier du festival Cognac, remporté en 1991 pour La Bostonienne. Elle a poursuivi depuis en parallèle une carrière scientifique de recherche, d'expertise (particulièrement auprès de la NASA) et de vulgarisation dans le cadre d'ouvrages (sur la sécurité alimentaire notamment) publiés sous son vrai nom, ainsi que de romancière, de scénariste et d'éditrice (Flammarion Noir). Après de nombreux romans (dont la série des enquêtes de Gloria Parker-Simmons) elle est considérée comme une des plus grande romancières françaises de "noir". La précision de ses portraits psychologiques et la complexité de ses intrigues policières sont unanimement mises en avant par les critiques.
édition(s)...
du même auteur...
Bibliographie non exhaustive... Seuls sont affichés les ouvrages chroniqués sur le site.
La Parabole du Tueur
1996
Le Sacrifice du Papillon
1997
Autopsie d'un Petit Singe
1998
Dans l'Œil de l'Ange
1998
Le Septième Cercle
1998
La Voyageuse
1999
La Raison des Femmes
1999
Entretien avec une Tueuse
1999
Le Silence des Survivants
2000
Petits Meurtres entre Femmes
2001
Le Ventre des Lucioles
2001
De l'Autre, le Chasseur
2002
La Dormeuse en Rouge
2002
Le Denier de Chair
2002

vos commentaires...
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à donner votre avis !