Pierre Magnan
Le Commissaire dans la Truffière
Première édition : Fayard - 1978
un avis personnel...
Publié le 01 janvier 2006
Laviolette est envoyé à Banon pour enquêter sur la disparition de cinq hippies,
qui appartenaient à une petite communauté vivant en marge de la ville.
Il tente de partager cette vie Basse-Alpine afin de mieux cerner la personnalité de ses habitants.
Roseline, championne de la truffe veut lui révéler le nom de ce meurtrier mais Laviolette ne comprend pas son message.
On finit par découvrir les corps des jeunes gens et la méthode utilisée ne fait qu'épaissir le mystère.
Face à des croyances ancestrales, des secrets familiaux, Laviolette se débat, hésite.
Une écriture très riche qui nécessite souvent l'aide de son dictionnaire
car Pierre Magnan a le mot juste, mots qui donnent ce petit côté désuet
mais aussi très poétique à ses livres.
Il aime sa région, ses paysages et ses habitants. Une galerie de
personnages qui lui a sûrement été inspiré par des rencontres
personnelles.
Une intrigue qui n'a rien de linéaire, offrant au cours de la lecture plusieurs pistes possibles.
vous avez aimé...
Quelques pistes à explorer, ou pas...
Certains le qualifient de "chaînon manquant" entre l'écriture de Giono et celle de Simenon : l'évocation de la Provence et la poésie qui se dégage pour le premier et une certaine lenteur, une ambiance rendue pour le second.
Un éditeur lui avait dit qu'il était trop littéraire pour du policier et trop policier pour du littéraire.
les dix premières lignes...
" Allez, Rosaline ! Encore une, va ! Cave-m'en encore une ! "
Couché sur le flanc, un brin d'herbe aux lèvres, la tête sur la main, Alyre
Morelon flattait Roseline de la voix et du geste. Et Roseline lui
léchait tendrement la barbe avec sa langue qui fleurait bon la truffe
fraîche. Elle poussait en même temps de courts grognements satisfaits.
" Allez, Roseline ! Fais pas la bête ! Juste une ! Tu m'en tires encore une et on rentre ! "
Mais Roseline se faisait prier (...).
quatrième de couverture...
Qui aurait dit à Laviolette, venu à Banon, Basses-Alpes, pour y déguster
une omelette aux truffes, qu'il y trouverait un nid de hippies
assassinés ? Qu'il se casserait le nez sur un tombeau protestant
depuis longtemps désaffecté et qu'il serait obligé de partager ses
lauriers avec une truie nommée Rosaline ?
Comme d'ordinaire d'ailleurs, la solution n'apparaîtra à Laviolette que par
hasard, au terme d'une série d'échecs, lesquels coûteront une vie
humaine à chaque coup.
bio express...
Pierre MagnanAutobiographie passionnelle, par l'auteur.
Auteur français né à Manosque le 19 septembre 1922. Études succinctes au collège de sa ville natale jusqu'à douze ans. De treize à vingt ans, typographe dans une imprimerie locale, chantiers de jeunesse (équivalent d'alors du service militaire) puis réfractaire au service du travail obligatoire, réfugié dans un maquis de l'Isère.
Publie son premier roman, "L'Aube Insolite" , en 1946 avec un certain succès d'estime, critique favorable notamment de Robert Kemp, Robert Kanters, mais le public n'adhère pas. Trois autre romans suivront avec un égal insuccès.
L'auteur, pour vivre, entre alors dans une société de transports frigorifiques où il demeure vingt-sept ans, continuant toutefois à écrire des romans que personne ne publie.
En 1976, il est licencié pour raisons économiques et profite de ses loisirs forcés pour écrire Le Sang des Atrides, qui obtient le prix du Quai des Orfèvres en 1978. C'est à cinquante-six ans, le départ d'une nouvelle carrière où il obtient le prix RTL-Grand public pour La Maison Assassinée, le prix de la nouvelle Rotary-Club pour Les Secrets de Laviolette et quelques autres.
Pierre Magnan vit aujourd'hui à Forcalquier. La sagesse lui a dicté de se rapprocher des lieux habités et de se séparer des surplus. C'est ainsi que sa bibliothèque ne se compose plus que de 25 volumes de "la Pléiade" et de quelques livres dépenaillés pour avoir été trop lus. Il aime les vins de Bordeaux (rouges), les promenades solitaires ou en groupe, les animaux, les conversations avec ses amis des Basses-Alpes, la contemplation de son cadre de vie.
Il est apolitique, asocial, atrabilaire, agnostique et si l'on ose écrire, aphilosophique.
Pierre Magnan est décédé le 28 avril 2012.
édition(s)...
Fayard
1978
Le Livre de Poche
Octobre 1990
Folio
Janvier 1991
Folio Policier
Octobre 1998
du même auteur...
Bibliographie non exhaustive... Seuls sont affichés les ouvrages chroniqués sur le site.


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