Marc Villard
Les Doigts Rouges
Première édition : Syros - Mars 1987
un avis personnel...
Publié le 26 décembre 2008
C’est la fin des vacances d’été. Ricky profite des derniers jours en compagnie de son frère Georges et de sa sœur Sophie. Leurs parents les ont laissés à trois dans la maison de vacances familiale. En rentrant de la plage, un gendarme du village voisin les attends. Il souhaite poser des questions à Georges à propos d’un jeune du voisinage avec qui il s’est battu. Ce jeune homme a disparu et, semble-t-il, Georges serait le dernier à l’avoir vu. De plus, un témoin a entendu Georges le menacer : « Si tu touches encore à Sophie, je te tue ! ». Le comportement bizarre de son frère ces derniers temps n’est pas pour rassurer Ricky. Et que cache-t-il dans la grange ? Et pourquoi en est-il ressorti hier soir avec les doigts rouges ?
Un texte très court comme toujours dans la collection Mini Syros, mais très bien construit. Le suspense est bien mené, les petits lecteurs seront sans nul doute pris au piège tendu par l’auteur. Pour finalement se rendre compte, comme Ricky de leur erreur : juger trop vite et sans éléments. Les thèmes abordés sont donc la suspicion et les idées fausses. Ricky doute de l’innocence de son frère. Mais il ne sait pas tout de l’histoire. Plus petit il pense qu’on le tient à l’écart. Et que son frère lui cache des choses horribles.
Derrière un texte à l’intrigue simple et accessible pour les jeunes lecteurs, Marc Villard permet une réflexion sur les jugements « à la va vite ». Il démontre que l’on a vite fait de se fabriquer un joli coupable, même sans aucun début de preuve.
vous avez aimé...
Quelques pistes à explorer, ou pas...
Toute la collection Mini Syros est accessible dès huit ans. Des textes courts qui abordent des thèmes variés sur le mode polar ou roman noir.
les dix premières lignes...
Les nuages se chargèrent de pluie et le vent se leva. Sur la plage de Saint-Clair, à la sortie du Lavandou, les derniers vacanciers de septembre plièrent leurs parasols inutiles, et leurs serviettes de bain. Les jouets des enfants regagnèrent les coffres des voitures familiales (…)
quatrième de couverture...
Que feriez-vous si vous soupçonniez votre grand frère chéri d’avoir commis un crime horrible ?
Ricky est rongé par le doute.
bio express...
Marc VillardEn forme d'autoportrait, pioché sur le site de l'auteur :
Je suis né le 29 juin 1947 à Versailles. J’avais dix ans quand mes parents ont déménagé à Reims et j’ai poursuivi mes modestes études en Champagne. C’est là également que j’ai commencé à jouer au football. C’est Jonquet et Penverne qui nous entrainaient. Puis retour dans une petite ville des Yvelines : les Clayes Sous Bois. Je rentre à l’Ecole Estienne après le BEPC et je potasse la gravure et la conception graphique avec Albert Flocon et André Barre. En quatrième année, j’opte pour la création graphique avec, comme point fort, la typographie.
Pendant ce temps, trois guitaristes me proposent de les rejoindre comme batteur dans leur groupe de rock. Nous tournons durant trois ans dans les Yvelines en reprenant des morceaux créés par d’autres. Je joue au basket, au foot. Un peu de théâtre amateur aussi et, à vingt ans, je pars effectuer mon service militaire en Allemagne, à Achern.
C’est à cette époque, en 1968, que je commence à écrire de la poésie après avoir laissé choir mes velléités de peintre. Après l’armée, je travaille comme graphiste et publie en 71 mon premier recueil de poèmes qui s’intitule l’Amer. J’animerai au fil des ans plusieurs revues avec des amis poètes : Zone avec Arnaudet, Stardust avec Benoit-Jeannin, Le Grand Huit avec Messac, Kaeppelin, Labarrière et Villecrose. À cette époque, je rencontre Delbourg et Francoeur qui resteront des amis. En 74-75, Bernard Delvaille m’intègre dans son anthologie La Nouvelle Poésie Française. Durant dix ans j’écris exclusivement de la poésie, je me marie et mon fils Edouard naît en 1971.
En 1980, je me remarie avec Christine et, parallèlement, me détache de la poésie pour passer à la fiction. Dans le même temps, j’écris un film pour Juliet Berto. En 1981 paraissent simultanément mon premier recueil de nouvelles, Nés pour Perdre, mon premier scénario, Neige, et mon premier roman, Légitime Démence, écrit en collaboration. Je commence à écrire des chroniques de rock pour le Monde de la Musique et, ceci, durant huit ans. Depuis cette époque, j’ai deux fils de plus, Romain et Antoine, des livres et des scénarios en plus également. Avec Christine, nous avons commis trois aventures littéraires tuées dans l’œuf. En 1980, une petite maison d’édition, Hemsé, qui publie six livres. En 1996, un magazine littéraire — Ecrivain Magazine — qui connaît cinq numéros (Pennac, Harrison, Charyn, Topor et Ellroy). Enfin, nous concoctons un magazine polar, Moisson Noire, dont nous publions un numéro zéro tout en quadri. Mais nous ne parvenons pas à réunir les fonds pour aller plus loin.
J’ai recommencé à écrire un peu de poésie et j’ai développé ces dernières années des livres réalisés en collaboration avec des dessinateurs et des photographes (Loustal, Hyman, Chauzy, Pinelli, Peyraud, Slocombe, Derouineau). J’ai tendance à produire des textes qui font le nombre de pages qu’ils doivent faire. Je ne suis plus du tout obsédé par la notion de roman ou de nouvelle courte.
Après avoir rédigé une dizaine de scénarios, je me suis détaché de l’audiovisuel qui traite mal les créateurs à l’origine des films. Si scénario il doit y avoir, je préfère le confectionner pour la BD. J’écris également des fictions, chaque mois, dans Jazzman.
J’habite toujours dans le centre de Paris car la ville m’est nécessaire, c’est ma qualité de vie.
édition(s)...
Syros
Mars 1987
Syros
Mars 1987
Syros
Septembre 1997
Syros
Janvier 2007
du même auteur...
Bibliographie non exhaustive... Seuls sont affichés les ouvrages chroniqués sur le site.


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