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Franz Bartelt

Massacre en Ardennes

Couverture

Première édition : Espace Nord / Noir de Noir - Février 2006

Tags : Roman noir Polar politique Polar rural Corruption Vengeance Détective amateur Quidam Littéraire Original Humoristique France Années 2000 Moins de 250 pages

Couverture

un avis personnel...

Publié le 05 juillet 2009

Une chronique de Jérôme Jukal.

Une manifestation d’opposants à l’implantation d’un centre d’enfouissement de déchets nucléaires se prépare sur le plateau de Bergnies, au cœur des Ardennes, du côté belge de cette région à cheval sur la France et la Belgique. La manifestation va mal tourner et un député français, écologiste, venu faire des révélations est tué durant celle-ci.
Au même moment, Max, un peu dépressif, s’est vu conseillé de respirer, de se concentrer sur sa respiration, par son médecin et le patron de son troquet habituel le pousse à un petit voyage dans les Ardennes, il y a de l’air pur et de l’ambiance.

Max, je te le dis, il faut que tu ailles faire un petit séjour dans ce pays qui se respire ! Fréquenté comme il l’est en ce moment, tu trouveras à t’occuper. Y a tout ce qui te plaît là-bas : des crapules noires comme un seau de péchés, des innocents aux poches pleines, des canailles équipées pour la frappe globale, des assassins musclés, des emmerdeurs patentés et, si je ne m’abuse, tout un tas de gens redoutablement honnêtes.
— L’Ardennais est idéaliste.

Le programme est alléchant, difficile d’y résister. Il décide de suivre ces conseils avisés et ne sera pas déçu, ce qui lui était promis sera respecté en tout point. Il va graviter au sein d’une histoire de magouille politique et financière, de règlement de comptes et de conflits d’intérêt, qui ne vont pas manquer de provoquer une hécatombe. Le député français étant le premier d’une liste à rallonge. Il va également croiser une galerie de personnages qui valent le détour.
En combinant ça à l’air pur, comment ne pas se requinquer ? Mais il faut d’abord s’en sortir…

Franz Bartelt et Alain Bertrand nous offrent une savoureuse vision des relations franco-belges, une vision décapante et qui dézingue à tout va.
Tout le monde y passe, du simple quidam à l’homme politique plein d’ambition. Et, comme toujours chez Bartelt, la philosophie de chacun est savoureuse, les considérations sur les uns et les autres s’enchaînent pour notre plus grand plaisir.

Les Français sont carriéristes, pensait le ministre, mais quelle grande race de ministres ils font.
Et il imitait le Français si apte à l’élaboration des maximes et des mots historiques, si porté à occuper son dimanche à prononcer des petites phrases qui feront le tour des journaux et que les éditorialistes transformeront en clichés immortels.

On s’amuse, c’est rocambolesque, jouissif par moments, mais également sacrément noir.
À savourer !



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Quelques pistes à explorer, ou pas...

Les autres romans de Franz Bartelt pour ce ton unique, ce style savoureux et cette vision toujours légèrement décalée.
Et pourquoi pas quelques épisodes de la série du Poulpe, que cette aventure n’est pas sans rappeler, Max faisant un cousin de Gabriel Lecouvreur plus que plausible.

les dix premières lignes...

Le vieux Léonard regardait Lebouef et son fils, lesquels regardaient les gendarmes à cheval se diriger vers les barrières de l’ancien terrain militaire.
Les engins à moteur étaient arrivés le matin. Une partie de la troupe patientait dans des cars, à la limite des terres, bien en vue, de sorte à impressionner le quidam. Un vrai déballage. Le cirque. Comme chaque premier samedi du mois depuis bientôt trois mois. Personne ne s’était jamais autant intéressé à ce coin de l’Ardenne frontalière balayée par des vents qui puaient la pluie, le goudron des cheminées et une pauvreté gaillardement supportée (…)

quatrième de couverture...

Ecrit en collaboration avec Bertrand Alain

Souffrant d’un petit poil de dépression, Max décide de se refaire une santé en respirant l’air balsamique des Ardennes frontalières. Mais le village dans lequel il a choisi de s’installer est en état de guerre. Les opposants à la création d’une décharge multiplient les manifestations. C’est au cours d’une de celles-ci qu’un député français est assassiné. Les français ayant pour principe d’être les premiers en toute chose, ce cadavre sera le premier d’une série où les belges ne seront pas les derniers à mourir.

bio express...

Franz Bartelt Franz BarteltPiochée sur le site Evene :
D'origine polonaise, la famille Bartelt s'installe dans les Ardennes, la région d'Arthur Rimbaud. Un endroit prédestiné pour le jeune Franz (né en 1949) qui apprend à lire dans les romans policiers que dévore sa mère, et commence à écrire à l'âge de treize ans. Un an plus tard il quitte l'école et gagne sa vie en enchaînant les petits boulots. À dix-neuf ans, il entre dans une usine de transformation de papier, un autre lieu symbolique pour l'écrivain qu'il est en passe de devenir.
En 1980, il s'installe dans la vallée de la Goutelle, près de Charleville-Mézières, et se consacre à l'écriture. Pendant cinq ans de labeur au rythme des trois-huit, il aligne deux volumes par an sans se soucier de se faire publier. C'est à partir de 1985 qu'il fait de l'écriture son unique moyen de subsistance. Poète, nouvelliste, dramaturge et feuilletoniste, il donne également huit pièces de théâtre à France Culture et des chroniques estivales à L'Ardennais. À partir de 1995, il connaît la consécration avec la publication de ses romans, tous applaudis par la critique et certains sélectionnés pour les prix littéraires.
Franz Bartelt vit dans les Ardennes. Il est l’auteur d’une dizaine de romans dont Chaos de Famille, paru à la Série Noire.

édition(s)...

Espace Nord / Noir de Noir - Février 2006 Espace Nord / Noir de Noir
Février 2006

du même auteur...

Bibliographie non exhaustive... Seuls sont affichés les ouvrages chroniqués sur le site.

Le Grand BercailLe Grand Bercail
2002
Le Jardin du BossuLe Jardin du Bossu
2004
NadadaNadada
2008

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