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Michael Marshall

Les Intrus

Couverture

Première édition : Michel Lafon - Novembre 2007

Tags : Thriller Quidam Etats Unis Années 2000 Entre 250 et 400 pages

Couverture

un avis personnel...

Publié le 28 mars 2008

Prologue : une famille tranquille… Lui, parti jouer au bowling avec des potes ; elle, assise devant une série télévisée ; leur fils, à l'étage, à écouter une musique de sauvage. Et puis on sonne à la porte.
— FBI, je voudrais parler à votre mari…
L'homme entre en forçant le passage ; la femme s'indigne ; l'homme devient violant tout en lui posant des questions auxquelles elle ne peut apporter de réponses ; le fils tente d'intervenir et se prend une balle dans la tête ; quant à la mère, elle sait déjà qu'elle va mourir…

Jack Whalen a quitté la police pour devenir écrivain. Il s'est retiré avec sa femme loin des tumultes urbains et voilà que débarque chez lui Gary Fisher, aujourd'hui avocat, et qu'il a connu quinze ans plus tôt au lycée. Il vient lui demander de l'aide à propos de l'étrange meurtre d'une femme et de son fils…

Michael Marshall nous propose avec Les Intrus un thriller très… mystérieux. La mise en place de l'intrigue fait intervenir de nombreux personnages sans lien entre eux qui tissent, chacun de leur côté, des pans de l'histoire sans relation. Il est question de ce double meurtre, mais aussi d'une petite fille esseulée, d'un journaliste aux prises avec un complot de "grandes oreilles", de la disparition de la femme de ce flic écrivain qu'est Jack Whalen. Tout ça est assez déconcertant.
Il faudra patienter — persévérer — jusqu'aux deux tiers ru roman pour que les différents éléments finissent par s'assembler, et encore, pas tout à fait, puisque le mystère — le brouillard — reste entier, voire s'épaissit. Cette fois, c'est la mort qui est au cœur de l'intrigue, la mort et ceux qui jouent avec, tels de revenants… des intrus.

Sans doute Michael Marshall lorgne-t-il du côté de Stephen King avec ses Intrus et d'ailleurs, il y fait même allusion dans son texte :

(…) j'ajoutai à la caisse un poche de Stephen King. Je l'avais déjà lu, mais la plupart de mes livres étaient restés à L.A., et puis celui-ci me tendait les bras depuis son tourniquet branlant chargé de Dan Brown d'occase et de titres ronflants en lettres d'or.

Mais il faut bien reconnaître qu'à vouloir ressembler au "maître", il s'est pris les pieds dans le tapis et que son roman ne mérite que les quelques belles et grosses lettres — presque dorées — qui ornent sa jaquette. Il ne suffit pas de créer un brouillard artificiel sur trois cents pages pour susciter l'angoisse durant les cents dernières. Ici, à aucun moment on ne croit un mot de cette aventure à dormir debout, ni à ces personnages improbables et bourrés de clichés.
Déjà, avec Les Hommes de Paille, j'avais trouvé qu'après un bon début ça partait complètement en "sucette". Avec Les Intrus, c'est pareil pour la fin, mais il manque le début…



vous avez aimé...

Quelques pistes à explorer, ou pas...

Les romans de Stephen King, je pense…

les dix premières lignes...

Boum, boum, boum. La moitie de la rue en profitait. À se demander pourquoi les voisins ne venaient pas se plaindre — ou ne râlaient pas plus souvent de manière plus virulente. Gina n'hésiterait pas une seconde, à leur place, surtout avec une musique aussi pourrie. Elle savait que, sitôt franchi le seuil, elle monterait à l'étage et crierait à Josh de baisser le son. Elle savait aussi que son fils lui servirait ce regard propre aux ados : l'air de se demander d'où vous osez les déranger, et ce qui a bien pu se produire dans votre vie pour vous rendre si grave et si vieille (…)

quatrième de couverture...

Depuis qu'il a quitté la police de Los Angeles, Jack Whalen est devenu écrivain et s'est installé dans une petite ville tranquille sur la côte nord du Pacifique, dans l'espoir d'échapper au chaos de la cité des Anges.
Un jour, un ancien copain de lycée, Gary Fisher, lui demande son concours pour élucider un double meurtre. Mais Jack a un dossier plus urgent à résoudre : sa femme Amy, partie en voyage d'affaires à Seattle, ne lui donne plus signe de vie, et cette disparition inopinée l'oblige à considérer leur histoire d'un œil neuf. De ce moment, toutes ses certitudes vont voler en éclats. D'ailleurs, tout change autour de lui, y compris ce bon vieux Gary, qui n'est sans doute pas celui qu'il prétend être.
Peut-être Jack Whalen trouvera-t-il des réponses à ces mystères dans les entrailles d'un immeuble de Seattle, sur les traces d'une fillette capable du pire…

bio express...

Michael Marshall Michael MarshallBien que né en Angleterre, Michael Marshall Smith a grandi aux Etats-Unis, où son père avait décroché un poste de professeur, dans l'Illinois puis en Floride. Pendant son adolescence, il passe aussi une année en Afrique du Sud et une autre en Australie avant de retourner vivre au Royaume-Uni. Ses études de philosophie et de sciences sociale au King's College de Cambridge ne l'empêche pas de consacrer beaucoup de temps à ses passions : la comédie, qu'il pratique dans une association théâtrale, la radio et l'informatique. il se passionne en particulier pour les premiers Apple Macintosh et l'infographie.
Amateur de SF classique il s'avoue plutôt fan d'horreur. C'est la lecture du Talisman de Stephen King et Peter Straub qui lui donne l'envie d'écrire à son tour. Ses première nouvelles, comme The Man Who Drew Cats , sont à classer au rayon frousse, et il réussit à en publier quelques unes. il remporte même trois fois le British Fantasy Award. Encouragé, il se lance dans son premier roman. Au départ il projette de rester dans le registre de l'horreur, mais son inspiration le mène vers une sorte de polar dans un cadre science-fictionnesque, et il décide de se laisser porter. Bien lui en prit puisque Avance Rapide est accepté presque immédiatement par le premier éditeur qu'il contacte, et fait un succès quasi-immédiat. Le roman a d'ailleurs reçu le Prix August Delerth en 1995. Ses livres échappent pourtant aux étiquettes habituelles : il y trame souvent des intrigues policières dans des univers cyberpunk parsemé de scènes de terreur ! Mais ils sont appréciés par la critique, le public et même Hollywood ! Frères de chair, son deuxième roman, pourrait être adapté au cinéma par Dreamworks, le studio de Steven Spielberg, qui en a racheté les droits. Son troisième roman, La Proie des rêves , paru en 1998, a lui tout l'intérêt des studios Warner Bros... (cf. www.cafardcosmique.com).

édition(s)...

Michel Lafon - Novembre 2007 Michel Lafon
Novembre 2007
J'ai Lu - Septembre 2008 J'ai Lu
Septembre 2008

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