Un Homme Raisonnable
Hélène Couturier
première édition :
Rivages / Noir - Janvier 2026
un avis personnel...
publié le 06 septembre 2026
Orso Orsini a surpris par hasard sa femme peintre, Montse, dans son atelier, en compagnie d’un homme d’une rare beauté qu’il a considéré comme son amant.
Déboussolé, jaloux, il se débat avec cette idée tandis que son fils Martí, la prunelle de ses yeux, a déserté la cellule familiale pour partir à l’autre bout du monde dans une mission humanitaire possiblement dangereuse.
Le beau Ernesto Diaz (l’amant) est marchand d’art, en couple avec la non moins belle Géraldine Manin. Orso se met à épier les faits et gestes de son rival, sans pour autant se résoudre à aborder les fautifs frontalement. C’est tout juste s’il parvient à partager sa douleur avec la compagne de l’amant.
Et puis les flics débarquent : le bel Ernesto a été assassiné, et le passage désespéré d’Orso dans la galerie de Géraldine leur a mis la puce à l’oreille.
Comme vous, il m’arrive parfois de visiter les sites et blogs consacrés au polar (certains plus que d’autres) pour trouver de nouvelles idées de lecture en consultant les avis des collègues. Le roman d’Hélène Couturier y recevait un accueil critique favorable, aussi décidais-je de me laisser tenter, même si le sujet ne m’attirait pas particulièrement (le domaine de la peinture n’est pas ma première tasse de thé du matin). Mais polar féminin, auteure pas encore présente sur le site, l’équation avait du sens. J’espérais surtout ne pas m’emmerder…
Et bingo ! Oubliés l’histoire de l’art et les aventures adultérines supposées. C’est par son style enlevé, son air détaché, son humour diffus, qu’Hélène Couturier m’a embarqué. Les rails étaient posés, bien stables. Et vous savez comment c’est. Quand on est sur les rails, il n’y a plus qu’à se laisser porter.
Hélène Couturier nous emmène petit à petit, en suivant parfois une progression quelque peu chaotique, sur son terrain d’expression. Elle nous propose une visite guidée de l’étendue du monde de la peinture cubaine, et elle se montre passionnante. Tout comme lorsqu’elle aborde l’univers méconnu des copistes. Rassurez-vous, ces digressions intellectuelles ne viennent en rien troubler la qualité décalée de l’intrigue qui poursuit en parallèle son petit bonhomme de chemin. Du copiste au faussaire, il n’y a souvent qu’un pas.
vous avez aimé...
quelques pistes à explorer, ou pas...
C’est la première fois que je crois la plume d’Hélène Couturier. Il semble bien cependant que son style et son univers soient reconnaissables. Donc, pourquoi pas approfondir…
le début...
les dix premières lignes
Orso Orsini entendait dire qu’il ne répondait pas aux stimuli habituels, qu’il était dans le coma. Il savait peu de choses en médecine mais il savait que le coma, c’était ne plus avoir de conscience. Or, il entendait et il sentait les mains qui se posaient sur lui. Il avait toute sa mémoire, aussi. Il n’aurait pas dû suivre Ernesto mais il l’avait suivi. Il n’aurait pas dû suivre Blandine mais il l’avait suivie. La péniche. Les miroirs. Le tueur. Les coups de feu. Le sang. Le trou noir rouge-brun. Son sang à elle sur son corps à lui. Les urgentistes n’arrêtaient pas de lui parler, de décrire tous leurs gestes comme si dans un film la voix off expliquait ce qu’on voyait à l’image. Ils faisaient comme s’il les entendait alors qu’ils le pensaient dans le coma. Entre eux aussi ils se parlaient, une femme disait qu’il n’y avait pas de lésion encéphalique à l’image. Il sentait les odeurs, aussi. La capitaine était où ? Morte ?
la fin...
quatrième de couverture
Qu’a fait Orso Orsini à son fils adoré pour que celui-ci parte travailler dans la lointaine Afrique ? Et que s’est-il passé avec sa femme, la spécialiste du peintre Joaquim Sorolla, pour que celle-ci prenne pour amant un Cubain d’une rare beauté ? Déprimé, Orso n’a plus qu’une envie : approcher l’amant et entendre sa voix. Mais le jeu de piste pour l’homme trompé s’arrête brutalement avec le décès de l’amant. Accident ou meurtre ? Entre alors en scène la capitaine Blandine Bianco qui ressemble davantage à une avocate d’affaires de l’Ouest parisien qu’à une officière de police à la Crime.
bio express...
biographie sommaire de l'auteur
Hélène CouturierNée au cœur le l’été 1962, Hélène Couturier doit ses origines à la fois à la France et à l’Espagne (nom de naissance : Hélène Gonzales).
Elle grandit du côté de Montpellier avant de se destiner (par ses études) à une carrière de graphiste. Au tournant des années 90, elle devient réalisatrice de documentaires tout en poursuivant ses activités de plasticienne.
Rattrapée par les démons de l’écriture, elle publie son premier roman en 1996 (Fils de Femme), salué alors par la critique. Elle est la première femme française éditée dans la collection Rivages/Noir de François Guérif.
Hélène Couturier mène depuis de front une carrière de scénariste pour le cinéma et la télévision, et une autre d’auteure de polars décalés inclassables.
un avis personnel...
publié le 06 septembre 2026
Orso Orsini a surpris par hasard sa femme peintre, Montse, dans son atelier, en compagnie d’un homme d’une rare beauté qu’il a considéré comme son amant.Déboussolé, jaloux, il se débat avec cette idée tandis que son fils Martí, la prunelle de ses yeux, a déserté la cellule familiale pour partir à l’autre bout du monde dans une mission humanitaire possiblement dangereuse.
Le beau Ernesto Diaz (l’amant) est marchand d’art, en couple avec la non moins belle Géraldine Manin. Orso se met à épier les faits et gestes de son rival, sans pour autant se résoudre à aborder les fautifs frontalement. C’est tout juste s’il parvient à partager sa douleur avec la compagne de l’amant.
Et puis les flics débarquent : le bel Ernesto a été assassiné, et le passage désespéré d’Orso dans la galerie de Géraldine leur a mis la puce à l’oreille.
Comme vous, il m’arrive parfois de visiter les sites et blogs consacrés au polar (certains plus que d’autres) pour trouver de nouvelles idées de lecture en consultant les avis des collègues. Le roman d’Hélène Couturier y recevait un accueil critique favorable, aussi décidais-je de me laisser tenter, même si le sujet ne m’attirait pas particulièrement (le domaine de la peinture n’est pas ma première tasse de thé du matin). Mais polar féminin, auteure pas encore présente sur le site, l’équation avait du sens. J’espérais surtout ne pas m’emmerder…
Et bingo ! Oubliés l’histoire de l’art et les aventures adultérines supposées. C’est par son style enlevé, son air détaché, son humour diffus, qu’Hélène Couturier m’a embarqué. Les rails étaient posés, bien stables. Et vous savez comment c’est. Quand on est sur les rails, il n’y a plus qu’à se laisser porter.
Hélène Couturier nous emmène petit à petit, en suivant parfois une progression quelque peu chaotique, sur son terrain d’expression. Elle nous propose une visite guidée de l’étendue du monde de la peinture cubaine, et elle se montre passionnante. Tout comme lorsqu’elle aborde l’univers méconnu des copistes. Rassurez-vous, ces digressions intellectuelles ne viennent en rien troubler la qualité décalée de l’intrigue qui poursuit en parallèle son petit bonhomme de chemin. Du copiste au faussaire, il n’y a souvent qu’un pas.
vous avez aimé...
quelques pistes à explorer, ou pas...
C’est la première fois que je crois la plume d’Hélène Couturier. Il semble bien cependant que son style et son univers soient reconnaissables. Donc, pourquoi pas approfondir…le début...
les dix premières lignes
Orso Orsini entendait dire qu’il ne répondait pas aux stimuli habituels, qu’il était dans le coma. Il savait peu de choses en médecine mais il savait que le coma, c’était ne plus avoir de conscience. Or, il entendait et il sentait les mains qui se posaient sur lui. Il avait toute sa mémoire, aussi. Il n’aurait pas dû suivre Ernesto mais il l’avait suivi. Il n’aurait pas dû suivre Blandine mais il l’avait suivie. La péniche. Les miroirs. Le tueur. Les coups de feu. Le sang. Le trou noir rouge-brun. Son sang à elle sur son corps à lui. Les urgentistes n’arrêtaient pas de lui parler, de décrire tous leurs gestes comme si dans un film la voix off expliquait ce qu’on voyait à l’image. Ils faisaient comme s’il les entendait alors qu’ils le pensaient dans le coma. Entre eux aussi ils se parlaient, une femme disait qu’il n’y avait pas de lésion encéphalique à l’image. Il sentait les odeurs, aussi. La capitaine était où ? Morte ?la fin...
quatrième de couverture
Qu’a fait Orso Orsini à son fils adoré pour que celui-ci parte travailler dans la lointaine Afrique ? Et que s’est-il passé avec sa femme, la spécialiste du peintre Joaquim Sorolla, pour que celle-ci prenne pour amant un Cubain d’une rare beauté ? Déprimé, Orso n’a plus qu’une envie : approcher l’amant et entendre sa voix. Mais le jeu de piste pour l’homme trompé s’arrête brutalement avec le décès de l’amant. Accident ou meurtre ? Entre alors en scène la capitaine Blandine Bianco qui ressemble davantage à une avocate d’affaires de l’Ouest parisien qu’à une officière de police à la Crime.édition(s)...
originale, réédition(s), poche
Rivages / NoirJanvier 2026
bio express...
biographie sommaire de l'auteur
Elle grandit du côté de Montpellier avant de se destiner (par ses études) à une carrière de graphiste. Au tournant des années 90, elle devient réalisatrice de documentaires tout en poursuivant ses activités de plasticienne.
Rattrapée par les démons de l’écriture, elle publie son premier roman en 1996 (Fils de Femme), salué alors par la critique. Elle est la première femme française éditée dans la collection Rivages/Noir de François Guérif.
Hélène Couturier mène depuis de front une carrière de scénariste pour le cinéma et la télévision, et une autre d’auteure de polars décalés inclassables.
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